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Accueil > Science pour tous > 2019 - Année internationale du tableau périodique des éléments > Tous les éléments présentés

Néon

Le Néon est un gaz incolore et inodore, difficilement liquéfiable (-246°C à la pression de 1 bar). C’est le cinquième élément par ordre d’abondance dans l’univers ; sur notre planète, il n’est présent que dans l’atmosphère, à une concentration de 0.018 % (ou 18 ppm). Il fait partie de la famille des gaz nobles et est totalement inerte chimiquement. Il n’a pas de rôle biologique connu et ne possède pas de toxicité.
Abondant dans les étoiles les plus massives, le néon est obtenu par fusion nucléaire de deux atomes de carbone, processus physique possible dès que la température stellaire dépasse 1 milliard de degrés.

Etymologie  : vient du grec « neos » signifiant » nouveau ».

Origine  : Au coeur des étoiles, la fusion du carbone s’amorce quand la température dépasse le milliard de degrés. Trois réactions principales se produisent, pouvant former du sodium, du néon ou du magnésium. Dans la 2eme réaction, deux atomes de carbone fusionnent pour donner un atome de néon et une particule alpha (noyau d’hélium).

Historique  : la relative rareté du néon sur notre planète a fait que ce gaz n’a été découvert que tardivement. En 1898, W. Ramsay et son élève M.W. Travers, à Londres, ont obtenu de l’air liquide qu’ils ont laissé vaporiser lentement en isolant les gaz successivement. Au sein de ce que ces savants pensaient être de l’argon pur, ils ont mis en évidence un gaz plus léger et peu abondant qui émettait une lumière rouge-orangée après excitation électromagnétique.

Le néon dans la vie courante  : En raison de son excellent pouvoir calorifique, le néon peut être utilisé pour réfrigérer à faible coût des installations ne nécessitant pas des températures extrêmement basses. Sa principale application reste la réalisation de tubes ou enseignes fluorescents de couleur rouge (nos tubes « néon » classiques à lumière blanche ou jaune sont en fait constitués d’argon, et de vapeur de mercure ou sodium). La fluorescence rouge du néon est obtenue par l’établissement d’une forte tension entre les deux extrémités du tube

Photographie d’un tube à gaz rempli de neon dont la forme est celle du symbole atomique "Ne" - Crédit photo : Pslawinski (wikipédia)

Le néon à l’Institut UTINAM  :
La compréhension de la formation des planètes géantes – gazeuses - de notre système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) nécessite, entre autres, de comparer les abondances relatives en gaz nobles, par rapport à celles du soleil (photosphère) et des exoplanètes (hors de notre propre système solaire).
L’atmosphère de Jupiter montre ainsi une très forte déplétion en néon, sans doute due à un enfouissement de ce gaz dans les profondeurs de la planète (résultats obtenus par la sonde Galileo en 1995). Des mesures directes sur Saturne sont en projet via l’élaboration d’une sonde grâce au concours d’une équipe de l’Observatoire de Sciences de l’Univers (OSU THETA) d’UTINAM. 

Vue en couleurs naturelles de la planète Saturne, créée d’après des images recueillies par la sonde spatiale Cassini. Crédit photo : NASA / JPL / Space Science Institute