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Françoise Le Guet-Tully

Henri Chrétien (1879-1956), joueur de lumière : du télescope aplanétique Ritchey-Chrétien au Cinémascope

publié le , mis à jour le

lundi 1er juin 2015, 10h45

salle de conférences de l’observatoire

Françoise Le Guet Tully, Astronome honoraire, Observatoire de la Côte d’Azur

Résumé :

Repéré par Camille Flammarion et de La Baume Pluvinel, le jeune autodidacte Henri Chrétien est formé à Meudon auprès de Deslandres avant d’être appelé au Mont-Gros à Nice pour y créer le service d’astrophysique qu’en 1881 les fondateurs parisiens de l’observatoire avaient estimé prématuré de mettre en place. Envoyé en mission au Mont-Wilson en 1910, il invente auprès de l’astronome Ritchey une combinaison optique qui donnera naissance au télescope Ritchey-Chrétien. Engagé volontaire pendant la Première Guerre Mondiale au Service technique de l’Aéronautique, il invente des dispositifs optiques à usage militaire. Dans le même temps il contribue à la création de l’Institut d’Optique où il professera de la rentrée 1920 à la déclaration de guerre de 1939 son fameux cours publié sous le titre Calcul des combinaisons optiques. Installé à Saint-Cloud avec sa famille, il partage alors son temps entre son enseignement, sa collaboration avec Ritchey et des activités prolifiques d’inventeur dans le domaine de l’optique. On lui doit notamment le catadioptre, devenu Cataphote, et l’Hypergonar, objectif anamorphoseur qui permettra en 1953 à la XXth Century Fox de lancer le Cinémascope.

Henri Chrétien a acquis pendant la Seconde Guerre Mondiale une villa sur les pentes du Mont-Gros. Dans les années 1970 j’ai fait la connaissance de sa fille unique et de son gendre. À son décès, ce dernier m’a légué les archives d’Henri Chrétien.