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Accueil > Séminaires > Archive des séminaires d’Utinam > Archive des séminaires d’astrophysique (jusqu’en 2011) > 1996-2007

1996-2007

28/06/2007Sylvain WoittequandLaboratoire PhLAM – UMR CNRS 8523Photodissociation d’une molécule HX (X=Cl, F) adsorbée sur la glace : Etude par paquets d’ondes quantiques et par trajectoires classiques.
24/05/2007Bertrand PlezGRAAL, MontpellierQuelques résultats concernant les supergéantes rouges et les étoiles AGB.
3/05/2007Karim MalikQueen Mary, University LondonRecent developments in perturbation theory : new opportunities on small scales

3/05/2007

(séminaire
UTINAM)

François LiqueDépartement de Chimie et de Biochimie, Université du Maryland, College Park, Etats-Unis

 LERMA - Observatoire de Paris

Excitation collisionnelle de la molécule SO par He et H2  :

Théorie et Modélisation Astrophysique

20/04/2007Vanessa HillChercheur au GEPI à Meudon Chimie et cinématique dans les galaxies satellites de la Voie Lactée : formation, evolution et assemblage des galaxies.
05/04/2007Sébastien LebonnoisLaboratoire de Météorologie dynamiqueComprendre le fonctionnement des climats de Mars, Titan, Vénus : les modèles de climat globaux.
29/03/2007Bruno GuiderdoniCentre de Recherche Astrophysique de LyonLe projet GalICS, ou comment fabriquer des catalogues de galaxies virtuelles
27/03/2007Juan ZorecInstitut d’Astrophysique de ParisLa rotation stellaire rapide et les étoiles Be
15/02/2007Olivier LorinDoctorant à l’Observatoire de BesançonAnalyse d’ images des petits corps du système solaire externe
8/02/2007Quentin KralStagiaire à

l’Observatoire de Besançon

Pulsars millisecondes, éphemerides planétaires et analyse en fréquence
08/01/2007Loïc ChevallierDepartment of Physics & Astronomy, University of KentuckyEtude du spectre X des Noyaux Actifs de Galaxies : modélisation de l’absorption dans les régions centrales (< 1 pc) par un gaz hautement ionisé à pression totale constante.
14/12/2006Christophe

Le Poncin-Lafitte

SYRTE - Observatoire de Paris
Astronomie de haute précision : De Newton à Einstein.
05/12/2006 Roger-Maurice Bonnetdirecteur exécutif de l’International Space Science Institute

ancien directeur des Programmes Scientifiques de l’Agence Spatiale
Européenne (ESA)

Le futur de la recherche spatiale dans le contexte des programmes d’exploration
16/11/2006
Jean-Luc Starck
Service d’Astrophysique du CEA
Cosmology and Multiscale Geometric Analysis
09/11/2006Nicolas RegnaultLPNHE, Laboratoire de Physique Nucléaire et de Hautes Energies.
Mesure des paramètres cosmologiques avec le SNLS
12/10/2006Christophe Alard IAP - Astronome AdjointRecherche automatique d’une nouvelle classe de lentilles

gravitationnelles fortes

05/10/2006Sylvain PicaudChargé de recherches au Laboratoire de Physique Moléculaire - UMR 6624Simulations numériques d’interfaces gaz/glace d’intérêt atmosphérique
03/10/2006Philippe DelormeDoctorant au Laboratoire d’Astrophysique de l’Observatoire de GrenobleLooking for Milky Way’s brown Dwarfs with CFHTLS
28/09/2006
Jean-Marc PetitChargé de recherche CNRS à l’Observatoire de Besançon.
CFHTLS : état des lieux du relevé écliptique CFEPS.


05/09/2006
Sébastien PICAUDIAG / USP (Säo Paulo, Brésil) et l’Observatoire de Besançon.Auto-cohérence de modèles de structure spirale de la galaxie.
06/06/2006Philippe RobutelChargé

de Recherche à L’ IMCCE

Stabilité à long terme des troyens de Jupiter : structure résonante et quelques applications.

23/05/2006
Nemesio Rodriguez Fernandez
L3AB, Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers
Dynamique et conditions physiques du milieu interstellaire dans le centre galactique
04/05/2006Gerhard Wurm Institut de Planétologie - Université de Münster (Allemagne)New Aspects of Planet Formation : Photophoresis in Planetary Science and Astrophysics

25/04/2006

séminaire
annulé

J.P Beaulieu
IAPDécouverte d’une planète de 5.5+5.5-2.2

MTerre en orbite autour d’une

naine M par micro lentille gravitationnelle.

11/04/2006
Sébastien Charnoz
Maître de conférences à l’Université Paris VII
Les anneaux de Saturne vus par la mission Cassini
21/03/2006
François Vernotte
Directeur de l’Observatoire de Besançon, Professeur à l’Université de Franche-Comté
De la métrologie temps-fréquence aux références spatio-temporelles
10/03/2006
Yves Fouquart
Retraité du Laboratoire d’Optique Atmosphérique de Lille
Augmentation de l’effet de serre et réchauffement global
08/02/2006
Ph. Durand
IRSAMC, Université Paul Sabatier, Toulouse
Résonnances et dynamique
07/02/2006
Stefan Renner
LESIA
Dynamique des petits satellites et des anneaux, autour de Saturne, Neptune, Pluton
27/01/2006
Guenther SiglDirecteur de recherche à l’IAPLes particules les plus énergétiques dans l’Univers
17/01/2006
Agnès Fienga
IMCCE/Observatoire de Besançon
Ephémérides planétaires
10/11/2005
Jonathan Horner
Post doctorant à l’Institut de Physique de l’Université de Berne
Studying the Centaurs : Simulations of a Transitory Population
25/10/2005
Gary Mamon
IAP
Les galaxies elliptiques ont-elles des halos de matière noire ?
19/05/2005
Fabien Gatti
LSDSMS Montpellier
Etude de la redistribution de l’énergie et de l’excitation sélective vibrationnelles de molécules tétra- et penta-atomiques.

10/05/2005

annulé

Devendra Ojha et al.Tata Institute of Fundamental Research, Mumbai - 400 005, India

Luminosity Functions of YSO Clusters in massive SFRs : NIR survey
29/04/2005
Irina Belskaya
Chercheur invité à l’Observatoire de Besançon

(Kharkiv University, Ukraine)

Photometric and polarimetric phase effects of small Solar system bodies
07/04/2005Jeremie Vaubaillonl’IMCCE

à Paris

Le processus d’inversion : quand un essaim météoritique double sa comète parente
29/03/2005Daniel Da RochaObservatoire de ParisLe Groupe Local de galaxies dévoilé par la Relativité d’échelle
22/02/2005David Viennotdoctorant à l’Observatoire de BesançonGéométrie des systèmes photodynamiques quantiques
02/12/2004Eduardo Brescansin de AmoresUniversité de Sao Paolo / Observatoire de BesançonEtude de la structure spirale de la Galaxie par le comptage d’étoiles dans l’infrarouge proche.
23/11/2004Yann Alibert
Migration et formation de planètes géantes
09/11/2004Bertrand GoldmanMPIA , HeidelbergLes MACHOS et de leur contribution à la matiere noire baryonique galactique
14/05/2004Jacques R. D. LépineInstituto de Astronomia Geofísica e de Ciências Atmosféricas

Universidade de São Paulo - Brasil

Gradients de métallicité et histoire de la formation stellaire 

dans les disques de galaxies spirales

15/04/2004David MARYUniversité de NiceDétection d’exoplanètes par imagerie directe au sol : Analyse et exploitation de la distribution de l’intensité au foyer du téléscope.
30/03/2004François FORGETInstitut Pierre Simon Laplace - JussieuLes climats de la planète Mars et l’histoire de l’eau
09/03/2004Jürgen KLINGERLaboratoire de Planétologie de GrenobleLes comètes et leurs noyaux
03/02/2004Henry Roy McCRACKENIAPWhat ultra-deep wide field imaging can tell us about the distant Universe : tracing mass and light at z 1 with deep imaging and spectroscopic surveys
20/01/2004Cédric DEFFAYETIAPAspects de cosmologie branaire
08/01/2004J.J. KAVELARSHIA-CADC, Victoria, CanadaThe Canada-France-Hawaii-Telescope Legacy Survey : A status report
16/12/2003Antonio CABRERA-LAVERSDoctorant, Institut d’Astrophysique des CanariesInner and Outer stellar Galactic disc in the Near Infrared.
04/12/2003Arnaud SIEBERTSteward Observatory, TucsonStructure et formation de la Voie Lactée : 

le projet RAVE

18/11/2003Stéphane GUERINLaboratoire de Physique de l’Université de Bourgogne - DijonContrôle de processus moléculaires par impulsions laser intenses : Transfert sélectif de population et alignement.
04/11/2003Jacky CRESSONUniversité de Franche-Comté, Laboratoire de MathématiquesRelativite d’echelle et applications : un bilan
21/10/2003Denis BURGARELLAObservatoire Astronomique de Marseille-ProvenceL’astronomie ultraviolette à l’ère du satellite GALEX
23/06/2003Devendra OJHATata Institute of Fundamental Research, Mumbai, IndiaFar infrared study of Galactic star forming regions.
03/06/2003Mahmoud ADDOUCHEPost Doctorant - Observatoire de BesançonTransfert de temps et de fréquence par GPS
27/05/2003David VIENNOTDoctorant à l’Observatoire de BesançonTransport adiabatique et phases de Berry : Application au contrôle quantique cohérent passif
20/05/2003Peter WOLFObservatoire de ParisMolly et Albert : Tests de l’invariance de Lorentz avec un résonateur micro-ondes
13/05/2003Xavier DELFOSSEObservatoire de GrenobleEtoiles de très faible masse et naines brunes du disque galactique : 

Détermination de la fonction de masse.

6/05/2003Sébastien PICAUDDoctorant à

l’Observatoire de Besançon

Etude en infrarouge proche des régions centrales de la voie lactée.
8/04/2003Laurent CAMBRESYObservatoire de StrasbourgNuages moléculaires : extinction, structure et poussière.
7/03/2003Michaël FAIVREDoctorant à l’Observatoire de BesançonEtude de la physique d’une couche émissive de la haute atmosphère terrestre par imagerie infrarouge
25/02/2003Philippe LAURENT et Frédéric ALLARDBNM-SyrteLa fontaine atomique mobile du BNM-Syrte
15/01/2003Claude LEFORESTIERUniversité Montpellier IIAjustement d’un Potentiel Intermoléculaire Flexible de l’Eau d’après des Expériences de Spectroscopie en Jets Moléculaires
10/12/2002François BOUCHYObservatoire de GenèveDétection et caractérisation des exo-planètes : état des lieux et perspectives
24/09/2002Mathias SCHULTHEISIAP Populations stellaires dans le Bulbe Galactique
18/06/2002Sylvie ROQUESObservatoire Midi-Pyrénées (Toulouse)Analyse temps-fréquence : des concepts mathématiques jusqu’aux applications en astrophysique
13/06/2002Olivier MOUSISUniversité de NantesOrigine et histoire de l’atmosphère de Titan
23/05/2002David VIENNOTStagiaire DEA de Physique Mathématique Observatoire de BesanconPhase quantique de Berry
15/05/2002
Jad SAALAOUI
doctorant à

l’Observatoire de Besancon

Transfert de temps et de fréquence des références ultra-stables par fibre optique
24/04/2002Rubens FREIREObservatoire de StrasbourgDe fil en aiguille ... des couches externes stellaires au milieu interstellaire et aux exoplanètes
23/04/2002Annie BAGLINDirecteur de recherches

à l’Observatoire de Paris

La mission COROT
18/04/2002Alessandro D.A.M. SPALLICCIProfesseur Associé (Mathématiques appliquées)

Università del Sannio di Benevento (Italie)

Gravitation et Temps-Fréquence
16/04/2002Michel HERSÉObservatoire de BesançonL’activité solaire
21/03/2002Benoit REVENUPost Doctorant, ATER Laboratoire de physique corpusculaire et cosmologie du Collège de FranceLes rayons cosmiques d’énergie extrême et l’Observatoire Pierre Auger
7/03/2002Eric BOISLaboratoire L3AB  (UMR 5804), Responsable Equipe DNL - Observatoire de Bordeaux

Laboratoire EPISTEME (EA 2971), Responsable
Equipe CSM - Talence

L’étonnante dynamique des planètes extra-solaires
5/03/2002Fabien CASSEPost Doctorant, Institut Rijnhuizen UtrechtRayons cosmiques et champs magnétiques : une étrange interaction
26/02/2002Roland BACONDirecteur de l’Observatoire de Lyon

Directeur de Recherche

Champ profond 3D et formation stellaire à très grand redshift : vers un instrument de 2ème génération pour le VLT
29/01/2002Philippe PAILLOUObservatoire de Bordeaux - UMR 5804Télédétection radar basse fréquence pour l’imagerie de sub-surface : Application aux zones désertiques et à l’exploration de Mars
20/11/2001Thierry COURVOISIERProfesseur à l’Université de Genève.AGN et Astrophysique des hautes énergies
30/10/2001Gilles HENRIProfesseur à L’Université Grenoble 1, Laboratoire

d’Astrophysique de l’Observatoire de Grenoble 

Les phénomènes de très haute énergie dans les blazars et les objets compacts galactiques.
25/09/2001OlivierWITASSEPost-doctorant à

l’ESTEC

L’ionosphère de Mars modélisée
19/06/2001Pascale JABLONKADirecteur de Recherche au DAEC Observatoire de Paris MeudonPopulation stellaire des bulbes de galaxies spirales, le long de la séquence de Hubble : quelles informations pour l’histoire de la formation des galaxies ?
22/05/2001Philippe KECKHUTPhysicien adjoint, Service d’Aéronomie de

l’Institut Pierre Simon Laplace,
CNRS-Université Pierre et Marie Curie-Université
Versailles/Saint Quentin

Surveillance de la moyenne atmosphère par lidar : 

diminution de l’ozone et augmentation des gaz à effet de
serre

16/05/2001Jean-Claude ManderscheidIUT de Belfort MontbéliardEléments pour une pédagogie d’enseignement supérieur avec Internet
15/05/2001Athena CoustenisDirecteur de Recherche, DESPA, Observatoire de Paris-MeudonTitan par des observations récentes au sol et de l’espace
10/04/2001Paolo TangaLaboratoire Cassini UMR 6529/ CNRS Observatoire de la Côte d’AzurDynamique des planétésimaux dans les disques protoplanétaires turbulents 
08/01/2001François PouletObservatoire de Meudon, DESPAOrigine et Evolution du système d’anneaux et de satellites internes de Saturne 
19/12/2000Thierry Lasserre Actuellement   : Max Planck Institut (Heidelberg)Résultats récents d’EROS-2 sur la matière noire galactique
14/12/2000O. AtabekLaboratoire de Photophysique Moléculaire du CNRS ParisMécanismes de contrôle moléculaire par lasers IE et UV
19/10/2000PeterHammersleyInstitut d’Astronomie des CanariesThe Galactic Plane as seen from Tenerife
06/06/2000Nicolas PrantzosIAPEvolution des galaxies spirales
25/04/2000Caroline TerquemIAPDisques, planètes extra-solaires et migration
8/02/2000Erwan LastennetInstitut Astronomique du Queen College de Londres Les systèmes binaires détachés, du champ et des amas ouverts, comme contraintes rigoureuses sur la théorie de l’évolution stellaire
21/12/1999Pierre KernLaboratoire d’Astrophysique - Observatoire de GrenobleL’optique adaptative : un outil incontournable pour l’imagerie haute résolution en astronomie
31/08/1999A. TokovinineInstitut Steinberg (Moscou) La statistique et la formation des étoiles multiples
07/06/1999Pierre Thomann Observatoire Cantonal de Neuchâtel La mesure précise du temps : horloges atomiques et applications
11/05/1999Daniel Egret Observatoire de StrasbourgLe Centre de Données Astronomiques de Strasbourg (CDS) : vers une approche globale de l’information scientifique 
27/04/1999Daniel C. BoiceSouthwest Research Institute San Antonio, TexasGas-phase chemistry in the dusty environment of comet Hale-Bopp
23/04/1999Daniel C. BoiceSouthwest Research Institute San Antonio, TexasDEEP SPACE 1 : a technology mission to an asteroid
20/04/1999Patrick MichelObservatoire de TurinOrigine et évolution dynamique des astéroides dans le système solaire interne 
04/03/1999 Patrice Corporon Université de Montréal, Canada La binarité des étoiles Ae/Be de Herbig : vers une détermination des paramètres stellaires
24/11/1998 Jean-Luc Vergely Observatoire de Strasbourg Etude des nuages d’extinction du voisinage solaire
9/12/1997 Eamonn Kerins Observatoire de Strasbourg De la théorie à l’observation : la nature de la matière noire galactique
2/04/1997 Jean-Paul PARISOT Observatoire de Bordeaux Les marées et le mascaret
18/06/1996 Thierry Contini Laboratoire d’Astrophysique de Toulouse, Observatoire Midi-Pyrénées Sursaut de formation d’étoiles dans les galaxies spirales barrées
7/05/1996 Stéphane ARNOUTS ESO Sculpteur, un nouveau sondage spectro-photométrique de galaxies faibles
14/02/1996 Henri PLANA Observatoire de Marseille Détection et étude du gaz ionisé dans les galaxies elliptiques


jeudi 28 juin 2007 à 14h

Sylvain
Woittequand

Laboratoire PhLAM – UMR CNRS 8523 Université de
LILLE I


Photodissociation
d’une molécule HX (X=Cl, F) adsorbée
sur la glace :

Etude par paquets d’ondes quantiques et par trajectoires
classiques.


Résumé  :
De nombreuses études ont visé à caractériser l’adsorption des hydracides HX (X=Cl, F, …) à la surface de la glace, l’ionisation de l’acide étant une

étape
déterminante dans les processus de chimie
hétérogène à
l’origine de la
destruction de l’ozone. Jusqu’à
présent, les
processus photochimiques se produisant à la surface de la
glace
ont été très peu envisagés
et plus
particulièrement au niveau théorique [1].

L’exposé que nous présenterons concerne
la
photodissociation d’une molécule
modèle, HCl ou HF,
adsorbée sur une surface de glace.

Ce processus est simulé en utilisant à la fois
des
trajectoires classiques et des méthodes de propagation de
paquets d’ondes quantiques (MCTDH [2]).
Nous avons commencé par étudier la
photodissociation de
HCl sur une surface de glace à 0K en fixant
l’atome
d’halogène et en contraignant le fragment H

à
évoluer dans un plan (2D) [3].
La majeure partie du paquet d’ondes est
réfléchie
par la surface et présente des structures
d’interférences qui ne sont pas
présentes dans
l’étude classique. Si l’on ajoute un
degré de
liberté pour décrire la dynamique du fragment H
(3D), les
résonances de la section efficace disparaissent. Une

étude comparative est également menée
avec la
molécule HF qui présente un site
d’adsorption et
une orientation différente de HCl sur la même
surface de
glace.

Enfin, le désordre structurel induit par la
température
est pris en compte de façon statistique à partir
d’un calcul quantique pour des configurations extraites
d’une simulation de dynamique moléculaire

à 210K.

[1] S. Anderson, G.-J. Kroes,
E. F. Van Dishoeck, Chem. Phys. Lett. 408, 415-421 (2005).

[2] M. H. Beck, A.
Jäckle, G. A. Worth, and H.-D. Meyer, Phys. Rep. 324, 1-105
(2000).

[3] S. Woittequand, C.
Toubin, B. Pouilly, M. Monnerville, S. Briquez and H.-D. Meyer, Chem.
Phys. Lett. 406, 202-209 (2005).



jeudi 24 mai 2007 à 14h

Bertrand
Plez

GRAAL, Montpellier


Quelques
résultats concernant les supergéantes rouges et
les étoiles AGB


Résumé  :
Les progrès des modèles d’atmosphères stellaires nous permettent de mieux interpréter les spectres, d’une grande complexité, des

étoiles les plus lumineuses et froides. Ainsi les
modèles
1D nous ont permis récemment de réviser
l’échelle
de température effective des
supergéantes rouges qui
est maintenant en accord avec les modèles
évolutifs pour
les RSG Galactiques et des SMC et LMC. Cela a également une
implication sur la détermination du rougissement des
spectres
observés et du type de poussières que l’on trouve
dans
leurs vents. Par contre, nos observations suivies en spectroscopie
à haute résolution révèlent
un comportement
des profils de raies difficiles à expliquer. Une
hypothèse séduisante est une convection 

vigoureuse,
avec peu de cellules, et des vitesses supersoniques. Cela pourrait
avoir un effet sur la perte de masse de ces objets. Nous tentons
actuellement de développer des modèles
hydrodynamiques 3D
réalistes des atmosphères de RSG pour
répondre
à ces questions.

Du côté des AGB, j’exposerai comment nous avons
mis en évidence l’opération de la source de
neutron 22Ne
pour le processus-s dans les AGB les plus massives de la Galaxie,
résolvant ainsi un mystère vieux de plusieurs
décennies. Enfin, l’observation de l’AGB la plus pauvre en
métaux ([Fe/H]=-4) ouvre la voie à l’exploration
du
processus-s au tout début de l’histoire Galactique.



jeudi 3 mai 2007 à 14h


Karim
Malik

Queen Mary,
University London


Recent
developments in perturbation theory : new opportunities on small scales


Résumé :
After a short review of cosmological perturbation theory at first order I will discuss recent developments and progress in second order perturbation theory. I will try and keep the discussion as non-technical as possible, highlighting the observational possibilities of higher order effects, such as non-gaussianity, for early universe physics. I will then report on the opportunities for inflationary cosmology provided by new observational data, in particular from 21 cm anisotropy maps. 



jeudi 3 mai 2007 à 10h

salle 140B, bâtiment Métrologie

séminaire UTINAM

François
Lique

Département
de Chimie et de Biochimie, Université du Maryland, College
Park, Etats-Unis

 LERMA - Observatoire de Paris


Excitation
collisionnelle de la molécule SO par He et H
2 : Théorie et
Modélisation Astrophysique


Résumé :
Les missions Herschel et ALMA vont ouvrir de nouvelles fenêtres d’observation dans le domaine sub-millimétrique avec des résolutions spatiale et spectrale inégalées. Pour interpréter ces observations, il est nécessaire de connaître les populations des niveaux des molécules observées et par conséquent les taux d’excitation collisionnelle par les espèces les plus abondantes (H, He, H2). Nous avons donc calculé les taux de collisions des molécules SO par collision avec He et H2. Des potentiels d’interaction à 2 et 3 dimensions pour le système SO+He ont été

calculés au niveau
clusters couplés et CASPT2 en utilsiant les bases
aug-cc-pVTZ et
aug-cc-pVQZ. Un potentiel d’interaction à 4 dimensions a lui
été calculé pour le système
SO + H2 en utilisant une
méthode clusters couplés et une base

 aug-cc-pVTZ puisque les résultats obtenus pour le
sustème SO-He avaient validé ce choix.

Le calcul des sections efficaces d’excitation rovibrationnelle a
été effectué avec le code MOLSCAT.
L’influence de
la méthode de calcul de la surface de potentiel sur la
précision des sections efficaces a été

étudiée. Différentes
méthodes de dynamique
ont aussi été testées pour
l’étude des
collisions SO avec He. Les taux de collision SO+He ont
été calculées pour des gammes de
température allant de 5 à 1500 K et les taux de
collision
SO + H2 pour une gamme de
température allant de 5 à 50 K.

Enfin, ces nouveaux taux de collision ont été
introduits
dans des codes de transfert radiatif. Nous avons observé que
l’utilisation de ces nouveaux taux de collision comparés aux
anciennes données publiées pouvait changer de
façon significative l’interprétation de
l’abondance de SO
dans les nuages moléculaires.




vendredi 20 avril 2007 à 14h

Vanessa
Hill

Chercheur au GEPI à Meudon


Chimie et
cinématique dans les galaxies satellites de la Voie
Lactée : formation, evolution et assemblage des galaxies



Résumé :
Je présenterai les résultats récents obtenus par la collaboration DART avec FLAMES/GIRAFFE au VLT, sur la composition chimique et la cinématique de grands échantillons d’étoiles dans quatre galaxies naines satellites de la Voie Lactée : Sulpteur, Fornax, Carina et Sextans. Plus spécifiquement, nous avons obtenus des vitesses radiales et métallicité de grands echantillons (300-900) d’étoiles RGB jusqu’au rayon de marée de chacune de ces galaxies, qui nous ont permis de mettre en lumière des correlations entre composition chimique et cinématique. Par exemple, Sculpteur montre deux populations stellaires distinctes en métallicité et dispersion de vitesses, avec une composante pauvre en métaux à grande

échelle et
cinématiquement plus chaude que la composante riche en
métaux qui est confinée dans le centre de la
galaxie.
Ceci a plusieurs conséquences, à la fois sur la
vision
que nous avons de l’evolution de ces systèmes (pas aussi
simple
que prévu), et sur la modelisation cinématique
(et le
contenu en matière noire dérivé).
De plus, nous avons obtenu au centre de chacune de ces galaxies, la
composition chimique détaillée d’une centaine
d’étoiles. Les rapports d’abondances d’une quinzaine
d’éléments chimiques distincts permettent de
contraindre
l’évolution de ces galaxies, et je discuterai principalement
de
ces résultats pendant ce séminaire.
Enfin, je considererai l’evolution chimique comparée entre
les
populations stellaires d’une galaxie spirale (la Voie
Lactée),
une galaxie irrégulière (LMC,
résultats d’une
autre étude en cours dans notre équipe), et les
galaxies
naines, et examinerai les relations entre ces galaxies du point de vue
de la formation hierarchique des galaxies.



jeudi 5 avril 2007 à 10h30

Sébastien
Lebonnois

Laboratoire de Météorologie dynamique

Comprendre le fonctionnement des climats de
Mars, Titan, Vénus : les modèles de climat
globaux.

Résumé  :
Depuis quinze ans, l’équipe de modélisation des atmosphères planétaires du Laboratoire de Météorologie Dynamique développe des modèles de circulation générale (GCM) pour les atmosphères des planètes telluriques, sur la base du modèle développé pour la Terre, mais en y ajoutant certains couplages spécifiques

à chacun des systèmes atmosphériques
étudiés : Mars, Titan, et maintenant
Vénus. Ces modèles se sont graduellement
complexifiés, afin de devenir des modèles de
climat globaux. Aerosols, poussières, nuages, composition
atmospérique, et leurs interactions avec le transfert
radiatif et la dynamique, autant de processus qu’il est
désormais indispensable de prendre en
considération, compte-tenu des nombreuses données
apportées par les missions récentes vers ces
planètes.

Dans le cas de Mars, notre modèle permet de fournir une base
de données climatique suffisamment aboutie pour servir
d’outil dans le cadre de la

préparation des missions spatiales vers Mars. Ce
modèle se doit de pouvoir interpréter l’ensemble
des données de plus en plus nombreuses disponibles sur cette
planète. Pour Titan, Cassini-Huygens fournit depuis 2004 de
nombreuses observations que notre modèle s’efforce
d’interpréter, avec quelques succès
récents, comme le cycle des nuages dans la
troposphère de Titan. Enfin pour Vénus, nous
développons un nouveau GCM, en appui à la mission
Venus Express, qui est en orbite autour de Vénus depuis
maintenant bientot un an. Au cours de ce séminaire, je
présenterai les principes de ces GCM, quelques
spécificités de chacun de ces
systèmes, puis je montrerai leurs récents
succès, en expliquant pourquoi de tels modèles
sont indispensables à la compréhension de ces
atmosphères complexes. Bien sur, nous sommes encore
limités pour certains aspects de la modélisation,
et j’évoquerai également ces limites, avec les
projets que notre équipe entend développer pour
les étendre.





jeudi 29 mars 2007 à 14h

Bruno Guiderdoni

Centre de
Recherche Astrophysique de Lyon



Le projet
GalICS, ou comment fabriquer des catalogues de galaxies virtuelles


Résumé

 :

La modélisation de la formation hiérarchique des structures dans le cadre du LCDM est désormais abordée avec une certaine précision par les simulations numériques cosmologiques massivement parallèles, notamment celles qui sont actuellement effectuées par le consortium du projet numérique national Horizon. Je passerai en revue quelques efforts récents dans ce domaine, puis j’expliquerai comment la formation hiérarchique des galaxies peut être modélisée de façon semi-analytique, en post-traitement de ces simulations. C’est cette approche que l’équipe GalICS

du CRAL et de l’IAP développe depuis quelques
années. J’en montrerai quelques résultats
encourageants relatifs à la prédiction de
propriétés statistiques des galaxies proches et
lointaines, ainsi que les limitations. L’un des
intérêts de cette approche est qu’elle permet
d’engendrer facilement de gros catalogues de galaxies virtuelles qui
peuvent servir pour préparer et interpréter les
grands relevés observationnels, et qui rentrent
naturellement dans la problématique de mise en ligne de
l’Observatoire Virtuel.



mardi 27 mars 2007 à 14h

Juan
Zorec

Institut d’Astrophysique de Paris


La rotation stellaire rapide et
les étoiles Be


Résumé :
On appelle étoile Be un objet de classe spectral O, B ou A qui est sur la série principale et il montre, au moins une fois, de l’émission dans les raies de la série de Balmer. Deux questions importantes sont posées par le phénomène Be : quelle est la nature de l’objet central et comment et quand est formée l’enveloppe qui l’entoure. Les étoiles Be sont les rotateurs les plus rapide qui soient. Dans cet exposé nous allons donc passer en revue les caractéristiques observationelles des étoiles Be ainsi que leurs propriétés statistiques. Nous allons évoquer les difficultés inhérentes à l’interprétation des données d’observation des rotateurs rapides et comment il est possible de les traiter pour caractériser l’objet central d’une étoile Be et déterminer ainsi son

état d’évolution. Nous allons
présenter quelques résultats sur la
détermination de la composition en
éléments CNO des atmosphères des
étoiles Be, traceurs des phénomènes de
melande dans les rotateurs rapides.



jeudi 15 février 2007
à 14h

Olivier
Lorin

Doctorant, Observatoire de
Besançon


Analyse d’images des petits corps
du système solaire externe


Résumé :
Au début des années quatre-vingt-dix les découvertes presque simultanées des premiers objets de la ceinture de Kuiper et des premières planètes extra-solaires ont relancé les études sur la formation du système solaire et sur les petits corps qui en peuplent les régions externes (au-delà de Jupiter). Par leur grand nombre, ces petits corps contiennent des informations statistiquement significatives pour la compréhension de notre système solaire et de ses origines.

Ce séminaire présentera des algorithmes
d’analyse d’images d’objets faibles
articulés autour de deux axes ainsi que les
résultats obtenus :

(i) La détection d’objets de faible
taille dans la ceinture de Kuiper pour déterminer le nombre
d’objets en fonction de leur brillance (fonction de
luminosité).

(ii) L’analyse fine de séries
d’images d’un même objet de la ceinture
de Kuiper (ou d’un Centaure) dans le but de
détecter une activité cométaire et de
déterminer le taux de production de poussière.



jeudi 8 février 2007

à 14h

Quentin
Kral

Diplôme
d’ingénieur ENSMM - stagiaire à l’observatoire


Pulsars millisecondes,
éphemerides planétaires et analyse en
fréquence


Résumé :
Ce séminaire aura deux parties. Je présenterai dans la première l’impact des éphemerides planétaires sur l’analyse des données de timing de pulsars millisecondes. Je montrerai comment l’orbite de la terre influe sur l’estimation des paramètres physiques (positions, vitesses, distances, binarite) des pulsars 1937+21 et 0437-4715.

Des premières tentatives d’utilisation de ce type de
données dans l’ajustement de l’orbite terrestre seront
introduites ainsi que les perspectives d’améliorarions.

Dans une deuxieme partie, je presenterai le logiciel d’analyse
en fréquence developpe sous la direction de F. Vernotte. Ce
logiciel est basé sur une approche originale en polynomes de
tchebichev de l’analyse en fréquence. Des
résultats d’analyse seront présentés
portant d’une part sur des analyses de résidus
réels issus des suivis de la sonde spatiale MGS et d’autre
part sur des analyses de bruits synthétiques de type blancs
et rouges. Ce dernier aspect va permettre de reprendre les

études de détections d’ondes gravitationnelles
à partir des données de timing de pulsars.



lundi 8 janvier 2007 à 14h

Loïc
Chevallier

Department of Physics &
Astronomy,
University of Kentucky


 Etude du spectre X des Noyaux
Actifs de Galaxies : modélisation de
l’absorption dans les régions centrales (< 1 pc) par
un gaz
hautement
ionisé à pression totale constante. 


Résumé :
Le modèle standard des Noyaux Actifs de Galaxies (NAG) comporte un trou noir supermassif, environné de phénomènes d’accrétion, source d’un rayonnement par conversion d’énergie gravitationnelle. Cette source primaire est rarement observée directement dans la bande X : elle est transformée par des nuages hautement (photo) ionisés qui l’absorbent et la réemettent partiellement, e.g. "soft X-ray excess" ou Warm Absorber (WA), situés à

moins d’un parsec pour avoir
un effet dans la bande X. Ces nuages de gaz sont habituellement
modélisés à
densité constante.
Dans cette présentation, je montrerai
l’intérêt des nuages à pression
totale constante, modélisés à l’aide
du code Titan développé au LUTH
(Meudon) : comment expliquer le "soft X-ray excess" comme une
absorption et non une émission, et comment un nuage

épais à pression
totale constante, typique du WA, peut survivre alors que la source
primaire qui éclaire ce nuage varie trop
rapidement pour que ce
dernier puisse maintenir cet équilibre de pression.
Je discuterai en
détails la validité d’une telle approche
et les prédictions de ce
modèle. Notamment ce WA devrait être le
siège de mouvements de
l’ordre de 100 km/s, phénomène

équivalent sur le spectre à une
vitesse de turbulence importante. Cette
caractéristique est observée
et très difficile à expliquer autrement.



jeudi 14 décembre 2006
à 10h30

Christophe
Le Poncin-Lafitte

SYRTE -
Observatoire de Paris


 Astronomie de haute
précision : De Newton à Einstein.


Résumé :

Les dernières décennies ont été marquées par une nette amélioration de la précision de nos observations, aussi bien en astrométrie qu’en métrologie temps-fréquence.

Deux projets retiennent tout particulièrement l’attention :
la mission GAIA qui permettra de positionner un milliard
d’étoiles avec une précision
astrométrique de quelques microsecondes d’arc et le projet
ACES qui sera une expérience de synchronisation d’horloges
entre le sol et la Station Spatiale Internationale.

Ces précisions nécessitent de prendre en compte
de très nombreux effets relativistes sur la propagation des
rayons lumineux dans le Système Solaire, l’orbitographie des
satellites et les échelles de temps que nous utilisons. Nous
montrerons donc que la gravitation d’Einstein supplantera à

terme la théorie Newtonienne, ce qui nécessitera
de repenser les schémas usuels de réduction des
observations astronomiques. Enfin, nous montrerons qu’en contre-partie
ce changement d’approche nous ouvrira la voie à de nombreux
tests de physique fondamentale que nous présenterons
succintement.



mardi 5 décembre 2006
à 14h30

Roger-Maurice Bonnet

directeur exécutif de
l’International Space Science Institute


ancien directeur des Programmes Scientifiques de l’Agence Spatiale
Européenne (ESA)

Le futur de la recherche spatiale dans le contexte des programmes d’exploration

Résumé :

L’annonce par le Président des Etats-Unis de la priorité politique donnée aux projets d exploration humaine de l’espace et la mise en oeuvre de cette directive ont créé un émoi sans précédent dans les cercles scientifiques américains et bien entendu aussi dans l’ensemble des pays avec lesquels les USA coopèrent dans la recherche spatiale. Le programme de la NASA a été revu et sa part scientifique

« classique » s’est trouvée
amputée de plusieurs
missions « phare » telles le Terrestrial Planet Finder,
la mission Darwin
ou encre LISA

pour n’en citer que quelques unes. D’un autre
côté, l’Administrateur
de la NASA vient de décider après de longues
hésitations
de relancer une mission de maintenance vers le télescope
Hubble.

Dans ce séminaire, nous analyserons les conditions des
succès
spatiaux d’hier et d’aujourd hui. Nous ferons le tour des questions de
fond
qu’elles soient scientifiques, politiques ou tactiques qui confrontent
la
communauté scientifique internationale et nous discuterons
des attitudes
possibles à adopter dans le contexte actuel. Nous
analyserons quelle
place peut occuper la science dans le retour annoncé

à la Lune,
et quelle attitude suivre sur le plan international aujourd’hui pour
faire
face à ce nouveau défi « lunaire
 », apparemment
réducteur. Nous discuterons également le
rôle que peut
jouer l’Homme dans l’ensemble des programmes scientifiques, qu’ils
soient
directement liés à l’exploration au sens du
Président
des USA, ou qu’ils en soient plus éloignés.



jeudi 16 novembre 2006 à 14h00

Jean-Luc Starck

Service d’Astrophysique du CEA

Cosmology and Multiscale Geometric Analysis

Résumé :

Wavelets have been very successfull for many astronomical applications such filtering, deconvolution, source detection or compression. Wavelets have however some limitations when the data present anisotropic features, and we present new multiscale methods in 2D and in 3D, such the ridgelets or the curvelets, better adapted to this kind of data. We show how to use these new 2D and 3D multiscale transforms for different cosmological applications such the analysis of the spatial distribution of galaxies or the detection of non-Gaussian signature in the Cosmic Microwave Background.


jeudi 9 novembre 2006 à 14h00

Nicolas Regnault

LPNHE, Laboratoire de
Physique Nucléaire et de Hautes Energies.

Mesure des paramètres cosmologiques avec le SNLS

Résumé :

L’étude de la relation entre distance de luminosité et décalage spectral en utilisant des Supernovae de Type Ia (SNe Ia) constitue actuellement l’approche la plus performante pour mesurer l’histoire de l’expansion de l’Univers. A la fin des années 1990, deux relevés ont permis de mettre en évidence une accélération récente de l’expansion de l’Univers, sous l’effet d’une mystérieuse énergie noire, répulsive et de nature inconnue. Les relevés modernes ont pour but de caractériser cette énergie noire en mesurant son équation d’état : $w = p / \rho$.

Parmi ceux-ci, le Supernova Legacy Survey (SNLS) est
probablement le projet le plus ambitieux : son but est de mesurer les
distances de luminosité de plusieurs centaines de Supernovae
de Type Ia (SNe Ia), intermédiaires et lointaines (0.3
< z < 1.0), avec le grand imageur Megacam,
monté au foyer primaire du Télescope
Canada-France-Hawaii (CFHT). A l’aide de cet instrument, la
collaboration SNLS découvre et étudie, dans les
quatre bandes $g’r’i’$ et $z’$, une centaine de supernovae de type Ia
par an. La caractérisation spectroscopique de ces objets, et
la mesure de leur décalage spectral sont
réalisées par un grand survey spectroscopique,
mettant en oeuvres les grands télescopes de 8
mètres et plus de la planète (VLT, Gemini, Keck).

Je présenterai les résultats de la
première année du SNLS et discuterai leurs
implications cosmologiques. Je présenterai
également le travail en cours, notamment la calibration
photométrique du survey, qui est une des étapes
cruciales de l’analyse 3-ans des données SNLS.



jeudi 12 octobre 2006 à 14h00

Christophe Alard

IAP (Institut
Astrophysique de Paris)
- Astronome Adjoint

Recherche automatique d’une nouvelle classe de lentilles gravitationnelles fortes.

Résumé :

Les grands relevés comme le CFHT Legacy Survey contiennent potentiellement un nombre élevé de mirages gravitationnels qui sont visibles dans les images sous formes d’arcs, ou le plus souvent de petits "arclets". Cependant la surface couverte, et surtout le très grand nombre de pixels (typiquement 20.000x20.000 pixels/champs) nécessite une détection automatique par un software approprié. J’exposerai donc une nouvelle méthode qui permet de détecter et de reconstruire les arcs ou arclets dans une image pixelisée, ainsi que ses fondements mathématiques. Je présenterai ensuite l’application de cette méthode aux données CFHTLS.

Et je montrerai que pour la première fois l’utilisation
d’une méthode automatique permet de détecter les
petits arcs qui sont formés par les groupes de galaxies.




jeudi 5 octobre 2006 à 14h00

Sylvain Picaud

Chargé de recherches CNRS au Laboratoire de
Physique Moléculaire

Simulations numériques d’interfaces gaz/glace d’intérêt atmosphérique.

Résumé :

Depuis quelques années, la reconnaissance du rôle potentiellement important joué par les processus de physico-chimie hétérogène dans l’atmosphère a motivé de nombreuses

études tant expérimentales que
théoriques. En particulier, la quantification de l’impact de
la présence de particules de glace dans la haute
troposphère et la basse stratosphère est
aujourd’hui considérée comme cruciale pour une
meilleure compréhension de chimie de
l’atmosphère. Dans cet exposé, je
présenterai à travers quelques exemples concrets
l’apport des simulations numériques à une
meilleure compréhension des mécanismes
d’interaction gaz/glace dans l’atmosphère. Je
détaillerai en particulier les résultats obtenus

à Besançon concernant des études par
dynamique moléculaire (DM) et par méthode de
Monte-Carlo dans l’ensemble Grand Canonique (GCMC) de quelques
composés organiques volatils et semi-volatils en interaction
avec des particules de glace dans les conditions de
température typiques de la haute troposphère.
L’intérêt de ces simulations sera
démontré au travers la comparaison des
résultats obtenus avec les données
expérimentales disponibles dans la littérature.



mardi 3 octobre 2006 à 14h00

Philippe Delorme

Thésard (Grenoble)

Looking for Milky Way’s brown Dwarfs with CFHTLS

Résumé :

We present here the first results of our ongoing search for field Brown Dwarfs in CFHTLS data.The final goal of this survey will be the identification of a larger sample of cool brown dwarfs to find and study the coolest brown dwarfs and to determine the statistics of brown dwarfs’ galactic population.We create optimised object catalogs for that search, using a new version of Sextractor to perform PSF-fitting photometry in dual image mode between the i’ and z’ images. We then select Brown Dwarf candidates using their extremely red i’-z’ color, and obtain follow-up J-band photometry to discriminate them from z=6 quasars. After analysing 235 sq deg from CFHTLS Very Wide and Deep image, we found over 450 new early L to early T dwarfs and several late T dwarfs, as well as the first z>6 quasar outside the SDSS survey. We obtained spectra of the most interesting candidates.


jeudi 28 septembre 2006 à 14h00

Jean-Marc Petit

Chargé de
recherche CNRS à
l’Observatoire
de 
Besançon.

CFHTLS : état des lieux du relevé écliptique CFEPS.

Résumé :

Le relevé écliptique Canada-France (CFEPS) est une exploration de 400 degrés carrés autour de l’écliptique jusqu’à une magnitude approximative de 23.5. Il est une composante du CFHT Legacy Survey. CFEPS fournit les découvertes et une partie du suivi à long terme des objets, nécessaire pour la détermination précise des caractéristiques orbitales. Il s’agit là d’une étape indispensable à

l’étude de la structure dynamique de la ceinture de Kuiper.
Les objets découverts lors de la première
année du relevé (2003) ont maintenant
été suivis dans la mesure du possible
jusqu’à l’obtention d’une orbite précise et un
premier ensemble de données (L3) a été
publié.

 

Je présenterai les raisons scientifiques derrière
ce grand relevé, comment il a été
conçu, en montrant la nécessité d’une
séquence temporelle d’observations bien précise.
Je montrerai aussi l’intérêt d’un grand champ de
vue pour le suivi à 1 an, et comment notre relevé

a pu retrouver des objets du MPC déclarés perdus,
en expliquant pourquoi ils avaient été perdus, et
comment notre stratégie permet d’éviter de
nouvelles pertes.

Je donnerai un aperçu des objets qui font partie de la
publication de L3.

Les 2 produits principaux du relevé sont une base de
données d’objets avec leurs éléments
orbitaux, et un simulateur de relevé qui permet aux
théoriciens de comparer précisément
leurs modèles avec les observations.



mardi 5 septembre 2006 à 10h30

Sébastien PICAUD

IAG / USP (Säo Paulo, Brésil) et
Observatoire de Besançon

 Auto-cohérence de modèles de structure spirale de la galaxie. 

Résumé :

Plusieurs questions sur la structure spirale des galaxies en général et de la Voie Lactée en particulier, font encore débat : est-ce une structure viable à long terme ou juste provisoire ? Comment naît-elle ? Les paramètres des bras spiraux (angle d’ouverture, vitesse de rotation, nombre de bras...) sont-ils imposés par la configuration de la Galaxie ou plusieurs structures peuvent-elles y survivre ?

Afin de donner un élément de réponse
à ces
questions, nous avons étudié des
modèles de
perturbation spirale dans le potentiel de notre Galaxie, et notamment
testé leur auto-cohérence,
c’est-à-dire la
correspondance entre la perturbation imposée par le
modèle et les variations de densité qui
résultent
des pertubations induites dans les orbites.

Je montrerai ici les résultats de ces tests faits sur des
modèles à 2 et/ou 4 bras, analysant notamment
l’influence
des résonances sur les auto-cohérencesradiale
(correspondance des amplitudes de perturbation pour divers rayons
galactocentriques) et azimutale (maintien des variations le long
d’une
orbite donnée).



mardi 6 juin 2006 à 10h30

Philippe Robutel

IMCCE

 Stabilité à long terme des troyens de Jupiter : structure résonante et quelques applications

Résumé :

Durant
ce séminaire, je montrerai que les essaims de troyens de
Jupiter
possèdent une structure résonante sous-jacente.
Cette dernière, en contrôlant
la dynamique à long terme des troyens est une des causes de
la lente érosion
des essaims mise en évidence par H. Levison en
1997. 

Je donnerai quelques exemples de transition entre
différentes résonances
conduisant à l’éjection de troyens fictifs ou
observés.

Enfin, j’aimerais montrer comment, l’existence de cette structure ainsi
que
son évolution passée
s’insèrent dans le scénario de capture
des troyens au
cours de la migration planétaire propose en 2005
par Morbidelli, Tsiganis,
Gomez et Levison.


mardi 23 mai 2006 à

10h30

Nemesio Rodriguez Fernandez

L3AB, Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers

Dynamique et conditions physiques du milieu interstellaire
dans le centre galactique

RESUME :

Environ un 7% du gaz neutre de la Voie Lactée est
concentré dans les 500
pc centraux de la Galaxie (centre Galactique, CG). En dépit
d’une haute densité
surfacique, l’efficacité de formation stellaire dans le CG
est seulement
similaire à celle du disque de la Galaxie. Ceci est
probablement dû aux conditions
extrêmes du gaz dans le CG, où les nuages
moléculaires sont plus turbulents,
plus denses, et plus chauds que les nuages du disque.

Le Infrared Space Observatory (ISO) nous a permis
de déterminer pour la première
fois la quantité de gaz moléculaire chaud et les
mécanismes d’excitation
du gaz du centre galactique. Les observations ISO ont montré

la présence
de gaz ionisé avec des propriétés
semblables à celles des galaxies "starburst".
Cependant, le rayonnement UV n’est responsable que du
chauffage de 10 à 30
% du gaz moléculaire. Le chauffage du reste du gaz est
probablement dû à
des chocs de basse vitesse. Les hautes abondances en phase gazeuse de
certaines
molécules comme SiO ou NH3

suggèrent également l’existence de
chocs. Une
possibilité pour l’origine des chocs est la
dynamique à large échelle de
la Galaxie.

 Je montrerai les résultats d’un survey
de molécules dans toutes les composantes
cinématiques du centre galactique. Les hautes abondances de
traceurs de chocs
dans les nuages avec des vitesses non-circulaires (associées

à la barre) prouvent
l’existence de chocs dans les dustlanes comme on trouve dans
les observations
d’autres galaxies barrées vues de face.





jeudi 4 mai 2006 à 10h30

Gerhard Wurm

Institut de Planétologie - Université de
Münster (Allemagne)

New Aspects of Planet Formation : Photophoresis in Planetary Science and Astrophysics
Résumé :
The talk will be about some of our recent laboratory experiments on how to build planetesimals in collisions. In this context, the photophoresis force may be of great importance, although it has been ignored in astrophysics studies so far. Photophoresis is based on a temperature gradient over the surface of a particle resulting from absorption of radiation and non-uniform interaction with its gaseous environement. This force can be shown to be much more effective than radiation pressure, and more than balance the effect of gas drag, in a gaseous nebula that is optically thin but has significant amount of gas. This force is therefore important for the formation and evolution of planetary systems, from the early stages of protoplanetary disks up to surface processes on current Mars.


mardi 25 avril 2006 à 10h30

J.P Beaulieu

IAP


séminaire
annulé

Découverte d’une planète de 5.5+5.5-2.2 MEarth en orbite autour d’une naine M par micro lentille gravitationnelle.
RESUME :
Autour des naines M, les étoiles les plus abondantes de notre galaxie, les modèles de formation des systèmes planétaires par accrétion de Cœur favorisent la formation des planètes de masse Terre-Neptune, sur des orbites de 1 a 10 AU. A ce jour, plus de 170 planètes ont été détectées, principalement par la méthode des vitesses radiales, couvrant une large gamme de masse et de séparation orbitale. Les résultats de la méthode des vitesses radiales et des micro lentilles suggèrent une faible abondance de planètes géantes gazeuses autour des naines M. De plus, les planètes de la masse de Neptune ont seulement été

détectées à des séparations
inférieures a 0.15 UA.
Apres avoir présenté la méthode de
recherche de planète par effet de micro
lentille gravitationnelle, je présenterai la
récente découverte d’une planète
de 5.5+5.5-2.2 MEarth, en orbite a 2.6+1.5-0.6 AU autour d’une naine M
de
0.22+0.21-0.11 Mo (Beaulieu et al., Nature, 26 Janvier 2006). Cette
détection suggère
que ce type de petites planètes froides soient plus
fréquentes que les géantes gazeuses.




mardi 11 avril 2006 à 14h

Sébastien Charnoz

Maître de conférences à

l’Université Paris VII

Les anneaux de Saturne vus par la mission Cassini
RESUME :
La mission Cassini-Huygens est le fruit d’une collaboration scientifique et technique entre 18 pays, dont l’objectif est l’étude de Saturne, ses anneaux et ses satellites pendant au moins 4 ans. Lancée avec succès en 1997, elle s’est mise en orbite en juillet 2004 autour de Saturne. Depuis, le système de caméras nous a renvoyé presque 100.000 images des anneaux, des satellites de glace, de la planète et de Titan. Je présenterai l’histoire de la genèse de la mission ainsi que les premiers résultats scientifiques, en particulier en ce qui concerne les anneaux. Je parlerai plus particulièrement de l’anneau F de Saturne, où se forment encore des petites lunes qui interagissent fortement avec les anneaux, des nouveaux anneaux spiraux, ainsi que des petites lunes récemment découvertes très à

l’intérieur
de la limite de Roche. J’évoquerai également les
dernières observations
concernant les grands satellites (Encelade et Hypérion en
particulier). Ce
sera aussi un voyage en images dans un monde nouveau, beau et
mystérieux.



mardi 21 mars 2006 à 14h

François Vernotte

Directeur de l’Observatoire de Besançon,
Professeur à l’Université de
Franche-Comté

De la métrologie temps-fréquence aux références spatio-temporelles
RESUME :
Dans la logique de la constitution de la nouvelle équipe de recherche "Astronomie et Références Temps-Espaces", nous avons réfléchi à l’apport que pourrait constituer notre savoir-faire en temps-fréquence dans le domaine du positionnement de sondes spatiales et, indirectement, des

éphémérides
planétaires. Il y a plus de dix ans,
déjà, alors que
nous nous intéressions au transfert de temps grâce
aux émissions
de TV par satellites géostationnaires, nous nous
étions aperçu
qu’avec très peu de moyens (3 récepteurs GPS
distants de quelques
centaines de km) nous pouvions mesurer la position d’un satellite de
télédiffusion
avec une incertitude de l’ordre de quelques mètres. La
nouvelle thématique
de recherche que nous souhaitons développer consisterait

à
s’inspirer de ces travaux et à les appliquer aux signaux
doppler émis
par les sondes spatiales pour leur positionnement.

Deux méthodes développées pour
d’autres applications
pourraient s’avèrer très utiles : la
première, employée
pour le chronométrage des pulsars milliseconde,
concerne l’étude
des données temporelles
irrégulièrement espacées
grâce à des polynômes orthogonaux ; la
seconde, développée
dans le cadre de Galileo, permet de prévoir
l’évolution de
l’erreur de marche d’une horloge dont on connait les
caractéristiques.
Cet exposé décrira ces deux méthodes
et montrera leurs
applications potentielles.



vendredi 10 mars 2006 à 10 h 30

Yves Fouquart

Retraité du Laboratoire d’Optique et
Atmosphérique de Lille

Augmentation de l’effet de serre et réchauffement global
RESUME :
L’augmentation de l’effet de serre et ses conséquences sont au cœur de l’actualité. Si plus personne ne doute sérieusement du réchauffement global, la question qui se pose est de savoir dans quelle mesure ces événements sont liés. La question est évidemment capitale puisqu’il est pratiquement certain que les émissions de gaz à

effet de serre
augmenteront encore et sans doute fortement au cours de ce
siècle
ne serait ce que du fait du développement
économique de la
Chine et de l’Inde. S’il est relativement simple de
quantifier l’effet de
serre additionnel dû à
l’activité humaine dans le passé
et le forçage climatique correspondant, estimer la
réponse
du système climatique à ce forçage est
extrêmement
complexe. La cause en réside essentiellement dans la
difficulté

à quantifier les nombreuses contre-réactions qui
résultent
de ce forçage et parfois même à en
préciser le
signe comme dans le cas de la réaction de la couverture
nuageuse.
De plus, la production d’aérosols par
l’activité humaine a
produit des forçages, eux-mêmes difficilement
quantifiables
et générateurs de
contre–réactions spécifique par
l’intermédiaire des nuages. Faire le point sur ces
divers aspects
en distinguant clairement le certain du probable et en mettant en

évidence
les points forts et les points faibles de le recherche climatique en
cours,
tel est l’objet de ce séminaire. On y insistera
plus particulièrement
sur le rôle des nuages et des aérosols.



mercredi 8 février 2006
à 10 h 30 et 13 h 45

Ph. Durand

IRSAMC -Université P. Sabatier - Toulouse

2 conférences  : "Résonnances et dynamique"
RESUME :
L’étude de la dynamique quantique et du profil des raies spectrales est effectuée au moyen de techniques de projection et de hamiltoniens effectifs (Heff). La variable énergie est étendue dans le plan complexe ce qui permet de bénéficier des propriétés des fonctions analytiques° (théorème de Cauchy). La théorie se propose aussi bien de modéliser que de calculer les observables. Les profils de Fano sont par exemple interprétés simplement en termes d’interférence entre une résonance et un état de seuil (Heff de dimension n=2). La prédissociation résonante de la molécule est décrite au moyen d’un Heff de dimension n=3. Plusieurs exemples modèles empruntés à

la théorie des collisions sont
également présentés°(collision
H2+). La considération explicite des
différentes échelles de temps permet
d’établir un lien fructueux avec
des aspects fondamentaux de la physique statistique°hors
d’équilibre :
équation de Langevin, formalisme de Mori-Zwanzig,
fluctuation et
dissipation.




mardi 7 février 2006
à 14 h

Stephan Renner

post-doctorant au LESIA

Dynamique des petits satellites et des anneaux, autour de Saturne, Neptune, Pluton
RESUME :
Je présente dans ce séminaire différents résultats récents concernant la dynamique des petits satellites et des anneaux planétaires.

Je m’intéresse tout d’abord à
la dynamique des satellites
gardiens de l’anneau F de Saturne,
Prométhée et Pandore
.

Des observations HST (French et al., 2003) ont
révélé
des variations brutales et anti-corrélées en
moyen mouvement
(tous les 6 ans environ), qui proviennent d’une interaction chaotique
entre
les deux satellites, et qui sont causées par la
superposition de 4
résonances de moyen mouvement 121 :118 (Goldreich &
Rappaport,
2003).

Avec un modèle numérique incluant les
satellites principaux de
Saturne, je confirme le mouvement chaotique de
Prométhée et Pandore,
puis détermine les masses des deux satellites par ajustement
des simulations
numériques aux données HST (Renner et al., 2005).
Les valeurs obtenues correspondent à

des masses volumiques moyennes faibles de l’ordre de 0.5 g cm-3.
Je déduis ensuite de ces ajustements
des éphémérides pour
Prométhée et Pandore, durant la mission Cassini
autour de Saturne.

D’autre part, des simulations à long terme
semblent indiquer que
Prométhée et Pandore transfèrent du
moment cinétique aux satellites
co-orbitaux Janus et Epiméthée, augmentant ainsi
le temps de vie du système
Prométhée-Pandore.

J’étudie ensuite la dynamique des satellites
co-orbitaux.
En généralisant le
problème des points de Lagrange, j’ai obtenu des
résultats sur l’existence de configurations
d’équilibre (Renner & Sicardy,
2004). Pour N co-orbitaux de masses arbitraires et
négligeables devant celle du
corps central, l’existence de points d’équilibre
dépend de la parité de N. Je
montre ici comment déterminer les solutions. Je
traite le cas N = 3 globalement, en donnant l’ensemble des
solutions d’équilibre et leur stabilité

(linéaire). Pour N > 3, il faut
envisager des méthodes numériques. Ces
résultats m’ont permis d’élaborer un
modèle de confinement des
arcs de Neptune
compatible avec les dernières
observations (Dumas et al., 1999 ; Sicardy et al., 1999b ; de Pater et
al.,
2004) : les arcs sont piégés entre des petits
satellites co-orbitaux
(de rayons inférieurs à environ 5 km) en

équilibre dans
l’anneau Adams. Le système, soumis aux perturbations du
satellite
Galatéa, est stable numériquement. Je propose
ensuite un scénario
de l’origine et de l’évolution d’un tel système.
 Finalement, les deux nouveaux petits satellites découverts
en 2005 autour de Pluton, S/2005 P1 et S/2005 P2
(Weaver et al, 2006) semblent être respectivement en
résonance 6 :1 et 4 :1 avec le satellite
Charon (et
donc en résonance 3 :2 entre eux).
J’aborde ici numériquement la dynamique
et l’évolution de ce système. .





vendredi 27 janvier 2006 à 10 h
30

Guenther Sigl

Directeur de recherche à l’IAP

Les particules les plus énergétiques dans l’Univers
RESUME :
The origin of cosmic rays is one of the major unresolved questions in astrophysics. In particular, the highest energy cosmic rays observed possess macroscopic energies up to several 1020 eV and their sources are as yet unknown. Promising sources include powerful active galaxies accelerating cosmic rays via the Fermi mechanism. Learning more about the source mechanism and distribution requires detectors with effective areas in the 1000 km2 range which are now under construction or in the planning stage. Additional clues may come from secondary gamma-rays and neutrinos. This talk will give an overview with focus on the astrophysical aspects and future experimental prospects.



mardi 17 janvier 2006 à 10 h 30

Agnès Fienga

IMCCE/Observatoire de Besançon

Ephémérides planétaires 
RESUME :
L’astrométrie et les systèmes de référence sont souvent perçus comme des notions peu engagentes. J’essaierai ici de les éclairer, je l’espère, différemment. En montrant les enjeux liés aux développements de nouvelles solutions globales du mouvement et de rotation des planètes

à court (quelqus
siècles) et long terme (quelques millions
d’années), j’introduirai certains
concepts liés aux systèmes et repères
de référence appliqués aux cas des
missions spatiales. Je présenterai aussi quelques
éléments d’astrométrie (suivi
radar et VLBI de sondes spatiales, méthode
astrométrique de réduction d’images CCD,
observations radar des planètes intérieures)
dans le cadre du développement du projet INPOP.




jeudi 10 novembre 2005 à 10 h 30

Jonathan Horner

Postdoctorant à l’Institut de Physique de
l’Université de Berne

Studying the Centaurs : Simulations of a Transitory Population 
RESUME :

The Centaurs are a class of objects which probably represent a link
between
the Edgeworth-Kuiper belt and the Jupiter family of Short-period
comets.
As
recent additions to the inventory of the Solar system, they are of
particular
interest. Detailed N-body simulations of the Centaurs will be
presented,
illustrating the behaviour of these objects great detail - from the
bulk
properties of the class to the rare and unusual behaviours that they
can
exhibit.




mardi 25 octobre 2005 à 14 h 30

Gary Mamon

Les galaxies elliptiques ont-elles des halos de matière noire ? 
RESUME :
 Il est généralement admis que les galaxies spirales sont entourées de halos de matière noire et que les galaxies elliptiques sont formées par fusions de galaxies spirales de masse comparable. On s’attendrait donc

à ce que les galaxies elliptiques soient aussi
entourées de halos de
matière noire. Or, des mesures récentes de
vitesses de nébuleuses
planétaires autour des galaxies elliptiques indiquent de
faibles
dispersions de vitesses, qui ont été reproduites
dans des modèles
cinématiques (décrivant l’état
d’équilibre dynamique
instantané
d’un système) sans matière noire, ou au mieux
avec une quantité de
matière noire bien en deçà de ce qui
est attendu. Ce travail semble
mettre en cause le scénario standard de la formation des
galaxies.
Je décrirai comment les profils de masse sont reproduits par
la
modélisation cinématique. Ensuite, je
présenterai des simulations

à N corps de l’évolution dynamique de deux
galaxies spirales qui
fusionnent en une galaxie elliptique. On verra que les dispersions de
vitesses qu’un observateur aurait mesuré à partir
des galaxies
elliptiques produites dans ces simulations reproduisent très
bien les
dispersions observées. Mais comment expliquer alors que les
observations
sont en accord à la fois avec les modélisations
cinématiques de
galaxies elliptiques sans matière noire ainsi que les
modélisations
par simulations dynamiques de galaxies elliptiques avec
matière
noire ?
J’expliquerai d’où vient ce désaccord.



jeudi 19 mai 2005 à 14 h30

Fabien Gatti

Etude de la redistribution de l’énergie et de l’excitation sélective vibrationnelles de molécules tétra- et penta-atomiques.
RESUME :

L’exposé traitera essentiellement de l’écriture
de l’énergie cinétique des molécules
polyatomiques en coordonnées curvilignes et de l’utilisation
des méthodes quantiques MCTDH pour intégrer la
dynamique de redistribution vibrationnelle dans ces
molécules.



mardi 10 mai 2005 à 10 h

Devendra Ojha et al.

Luminosity Functions of YSO Clusters in massive SFRs : NIR survey
RESUME :

We have conducted deep near-infrared (NIR) surveys of massive star
forming
regions (SFRs) with JHKs simultaneous camera, SIRIUS/IRSF and
CISCO/SUBARU,
of which the results for the W3 Main, NGC 7538 and S255 SFRs will be
presented.
Typical limiting J magnitudes of our surveys are 19.5 with SIRIUS and
 
22 with CISCO. Based on the NIR color-color diagrams and their
clustering
properties, the candidate young stellar objects (YSOs) are identified
and
their luminosity functions are constructed. These YSOs show a clear
clustering
pattern in each region : the Class I-like sources are mostly clustered
in
molecular cloud region, while the Class II-like sources in or around
more
evolved optical HII regions. We find that the slopes of the Ks-band
luminosity
functions of W3 Main, NGC 7538 and S255 regions are lower than the
typical
values reported for the young embedded clusters and their stellar
populations
are primarily composed of low-mass pre-main sequence stars. From the
slopes
of the Ks-band luminosity functions, we infer that these SFRs are
rather
young (age < 1 Myr). In this talk, the star formation activity
will be
discussed in these massive star forming complexes.




vendredi 29 avril 2005 à 10 h 30

Irina Belskaya

Photometric and polarimetric
phase effects of small Solar system bodies

RESUME :

A sharp increasing in brightness and the negative linear polarization
are
common phenomena observed at small phase angles for different types of
minor
bodies for many years. However the interpretation of these effects was
not
satisfactory until recently when the coherent backscatter mechanism was
developed to explain both phenomena. Theoretical advances have
increased
an interest to observations of atmosphereless minor bodies at extremely
small phase angles. Such observations provide an insight into local
physical
characteristics of the surface regoliths, such as grain sizes,
roughness,
porosity, single-particle geometrical and optical properties. An
overview
of available and new observations of phase effects for different minor
bodies 
from asteroids to Kuiper belt objects will be given.




jeudi 7 avril 2005 à 11 h

 Jeremie Vaubaillon

Le processus d’inversion : quand un essaim
météoritique double
sa comète parente.

RESUME :

Il est connu que des comètes sont
accompagnées d’un essaim météoritique
composé de "grosses" particules (>100 microns). Ces
météoroïdes
suivent naturellement leur corps parent sur son orbite, à
cause
de leur vitesse d’éjection ainsi que des forces
non-gravitationnelles
qu’ils subissent (pression de radiation essentiellement). Nous
présentons
ici les résultats de l’étude de la
génération
et de l’évolution des essaims
météoritiques associés

à des comètes à courte
période. Lors de rencontres plus ou moins proche avec
Jupiter l’essaim météoritique
peut être amené à "doubler" son corps
parent, menant
à une configuration totalement inattendue jusqu’ici.



mardi 29 mars 2005 à 10h30

 Daniel Da Rocha

Le Groupe Local de galaxies
dévoilé par la Relativité

d’échelle

RESUME :

La Relativité d’échelle (RE) est une proposition
théorique
récente qui s’inscrit dans le cercletrès
fermé des
constructions théoriques apportant de nouveaux outils et
dont l’utilisation
concrète est possible. Ainsi, au-delà des
richesses apportées

à la physique fondamentale (notamment une justification
géométrique
via l’espace-temps-fractal des fondements de la mécanique
quantique
standard) cette théorie s’applique aux systèmes
astrophysiques
complexes à N corps. Son utilisation étant
très générale
(conditions : N corps, trajectoires fractales,
irréversibilité
locale), la Relativité d’échelle doit s’appliquer

à
de nombreux systèmes astrophysiques (systèmes
planétaires,
étoiles, galaxies, structures cosmologiques, etc.).

Depuis une décennie, la Relativité
d’échelle à
été utilisée avec succès
pour modéliser
la structure dynamique du système solaire et pour
prédire
la quantification de la distribution des demi-grands axes des
exoplanètes
(avant leur découverte). En
généralisant le modèle
képlérien de la RE, nous proposons une
application au Groupe
Local (GL) de galaxies.

Le Groupe Local de galaxies est la première structure
hiérarchique
regroupant la Galaxie, son compagnon (M31) ainsi qu’une trentaine de
galaxies
satellites. Cette structure double peut être
analysée pour
contraindre un modèle de formation à partir d’une
nébuleuse
de densité constante (dont l’époque de formation
s’approche
de z=4.92). Du point de vue des galaxies satellites, la dynamique
interne
du GL révèle une structure de quantification des
distances
donnée par une loi de type d=k * n2 (kpc). Cette application
de
la RE apporte une nouvelle vision de la formation /

évolution /
dynamique des groupes de galaxies ainsi qu’un nouvel espace de
recherche.




mardi 22 février 2005 à 10h30

 David Viennot

Géométrie des
systèmes photodynamiques quantiques

RESUME :

Une molécule ou un atome en interaction avec un champ
électromagnétique
forme avec celui-ci un système photodynamique quantique.
L’étude
et la compréhension de ces systèmes est
primordiale tant
en physique moderne

(problèmes de contrôle quantique : atomes froids,
ordinateurs
quantiques,...) qu’en astrophysique (interaction des
molécules du
milieu interstellaire avec le rayonnement astronomique intense).

On montrera dans cet exposé que l’étude des
propriétés
géométriques de ces systèmes nous
fournit des outils
pour comprendre, modéliser et simuler ces
systèmes dynamiques.
Les points suivants seront présentés :

- les phases géométriques des systèmes
dynamiques
quantiques

- un modèle géométrique de
mécanique quantique

- le modèle des monopôles magnétiques

- l’adiabaticité des systèmes dynamiques
quantiques et
la géométrie des "espaces actifs"



 

 

jeudi
2 décembre 2004 à
10h30

 Eduardo Brescansin de Amores

 

Etude de la structure spirale de la Galaxie par le
comptage d’étoiles
dans l’infrarouge proche.

 RESUME :

Jusqu’à présent la structure spirale n’est pas
exactement
connue et aucune description globale n’est universellement
acceptée.
La difficulté principale est que, comme d’autres galaxies
spirales,
notre galaxie a une structure complexe, avec les bras qui
présentent
des changements d’angles d’inclinaison, des bifurcations, des ponts,
etc...

Dans ce séminaire, je présenterai deux
manières
différentes d’étudier la structure spirale de la
galaxie
 : par les comptages d’étoiles et par la distribution de gaz.
Dans
le premier travail, nous étudions la structure spirale en
faisant
des comparaisons entre les données du relevé

2MASS dans les 
bandes de J et K (sous forme d’histogramme de couleur) et les
distributions
de couleur obtenus par un modèle de structure spirale,
dans 
les directions tangentielles des bras et des inter-bras. Notre
procédé
principal consiste à ajuster les paramètres des
bras spiraux
(rayon, angle d’inclinaison, phase, amplitude) afin de
reproduire
l’histogramme de couleur observé. Afin de faire ceci nous
employons
un algorithme génétique, qui est une technique
robuste d’optimisation
pour adapter plusieurs paramètres. Nos résultats
montre un
modèle de la galaxie avec 4 bras spiraux, avec des angles
d’inclinaison
de 11.7 +/- de 0.52, qui reproduit bien les observations. La
représentation
spirale obtenue est conforme à d’autres modèles
trouvés
dans la littérature (Taylor & Cordes 1993, Ortiz

& Lépine
1993, Lépine et al. 2001, Drimmel & Spergel 2001,
Russeil 2003
et Pichardo et al. 2003) et également avec les
paramètres
des bras décrits par Vallée (2002).

Dans la deuxième étude, je
présenterai les
modèles pour la structure spirale galactique
basés sur la
distribution de gaz. Les diagrammes prévus de
longitude-vitesse
obtenus à partir de nos modèles ont

été comparés
aux données observées. Pour les
régions HII, nous
avons employé les catalogues de Kuchar & Klark
(1997) et Russeil
(2003) et pour le HI, les données des relevés de
HI (surveys
de Berkeley, Parkes et Leiden). Les directions tangentielles
prévus
par ces modèles sont en accord avec les autres
résultats
trouvés dans la littérature et

également avec les
profils longitudinaux des différents traceurs du gaz
utilisés.



mardi 23 novembre 2004 à 10h30

 Yann Alibert

 

Migration et formation de planètes
géantes

 RESUME :

"Le modèle de formation de planète "classique"
comporte
un inconvénient majeur, a savoir un temps de formation
supérieur
au temps de vie typique des disques protoplanètaires.

Je présenterai dans un premier temps ces modèles
classiques,
ainsi que l’origine de ce probleme d’échelle de temps. Dans
un second
temps, j’exposerai les modèles étendus, prenant
en compte
la migration de la planète en formation ainsi que la
structure et
l’évolution du disque protoplanètaire. Je
montrerai que ces
modèles permettent de resoudre le problème
d’échelle
de temps, et peuvent rendre compte de la diversité des
planètes
extrasolaires observées a ce jour. Je montrerai enfin que
ces modèles
permettent, pour la premiere fois, de calculer la formation de Jupiter
en accord a la fois avec les contraintes de sructure interne, et avec
les
mesures d’enrichissement en élements volatiles
observés par
la sonde Galileo."


mardi
9 novembre 2004 à 10h30

 Bertrand Goldman

MPIA, Heidelberg

Les MACHOS et de leur contribution à la
matiere noire baryonique
galactique

RESUME :

Depuis une dizaine d’années de nombreuses observations ont
été
effectuées dans le but de déterminer la
contribution des
objets compacts (MACHO) à la matière noire
galactique, qu’il
s’agisse de naines brunes, de résidus stellaires ou de trous
noirs
primordiaux. Dans cet exposé je passerai en revue les trois
méthodes
de recherche mises en oeuvre : recherches
d’événements de
microlentille dans les directions des Nuages de Magellan (et
d’Andromède) ;
détection directe dans des relevés de mouvement
propre (principalement
des naines blanches, à atmosphère
d’hydrogène) ; contraintes
indirectes. Ces travaux se sont complétés
mutuellement et
permettent maintenant de contraindre la nature de la matière
noire
galactique. Des zones d’ombre demeurent cependant et certaines
interprétations
sont contradictoires. La collaboration EROS a travaillé

depuis une
quinzaine d’années surces questions et continue l’analyse
des données
prises à La Silla jusqu’en 2003. Je présenterai
la contribution
d’EROS à ces débats obtenue par nos observations
des Nuages
de Magellan et notre relevé de mouvement propre, et nos
conclusions
actuelles.



vendredi 14
mai 2004 à 14h00

Jacques
R. D. Lépine

Instituto de Astronomia Geofísica e de
Ciências
Atmosféricas Universidade de São Paulo - Brasil

Gradients de
métallicité et histoire
de la formation stellaire dans les disques de galaxies spirales

RESUME :

On observe dans notre Galaxie aussi bien que dans d’autres galaxies
spirales que la métallicité décroit
rapidement en fonction
du rayon galactique, et ensuite il y a un plateau ou même une
nouvelle
croissance de la métallicité vers
l’extérieur. Dans
notre Galaxie, les gradients de métallicité

dépendent
de l’âge du traceur utilisé. L’explication de ce
fait est
liée à l’histoire de la formation stellaire ;
cette histoire
est elle-même dépendante de la structure des bras
spiraux.
Le taux de formation stellaire présente un minimum au rayon
de co-rotation,
et en conséquence il y a aussi un minimum de
métallicité.
Ceci nous permet de distinguer entre différents
modèles de
structure spirale.


jeudi
15 avril 2004 à 14h00

David MARY

Université de Nice

Détection
d’exoplanètes par imagerie
directe au sol :

Analyse et exploitation de
la distribution
de l’intensité au foyer du téléscope.

RESUME :

La réalisation d’images d’exoplanètes par des
systèmes
imageurs basés au sol sera probablement possible dans les
prochaines
années. Ce type d’instruments fait partie des
systèmes imageurs
à très haute dynamique (ITHD) à cause
du fort contraste

étoile/planète (rapport de flux de l’ordre du
million/milliard 
pour des longueurs d’onde IR/visible).

L’exoplanète est donc typiquement "noyée" dans le
flux
d’un anneau de diffraction de la tache d’Airy du
téléscope.
En comptage de photons, les fluctuations de mesure de
l’intensité
au niveau d’un de ces anneaux (le bruit de photon) dégradent
considérablement
le rapport signal sur bruit : des temps de pose extrêmement
longs
deviennent nécéssaires pour détecter
la source peu
lumineuse.

Pour des systèmes ITHD, nous tenterons de montrer les
intérêts
que peut apporter une étude approfondie des
propriétés
statistiques et des mécanismes de formation des images. A
fort flux,
la nature des fluctuations statistiques des images résulte
de la
turbulence atmosphérique. Pour des systèmes
imageurs réels,
les résidus d’optique

adaptive créent des tavelures résiduelles : un
halo de
tavelures gêne la détection de la source
ténue. Des
méthodes à courte pose, visant à
lutter contre le
bruit créé par ce halo ont
été proposées.
A faible flux, l’obligation de prendre en compte la nature quantique de
la photodétection conduit à se placer dans
la théorie
semi-classique de la

détection, où le comptage de photons intervient
lors
de la photodétection par le capteur. Nous
détaillerons ainsi
comment la distribution des mesures des intensités
instantanées
sur chaque pixel suit un modèle de Poisson
mélangé
par rapport à la distribution de l’intensité fort
flux.

Les modèles de Poisson mélangés sont
aussi appelés
doublement stochastiques, ou transformées de Poisson Mandel
dans
la littérature. Ils ont été
partiellement étudiés
en optique statistique dans les années 70 (lasers). On
trouve également,
plus récemment, l’étude de processus
basés sur
ces familles de distributions en statistiques actuarielles.

Dans ce contexte, ce séminaire présentera d’abord
une
vue générale sur la détection des
exoplanètes
depuis le sol, puis il se focalisera sur l’imagerie directe. Nous
détaillerons
pour ce problème les caractéristiques de la
distribution
de l’intensité instantanée au foyer du
téléscope
en faisant apparaître des processus de Poisson
mélangés.

Nous préciserons ensuite les effets d’une optique adaptative
et de coronographes sur ces statistiques.
L’intérêt de ces
analyses sera illustré par quelques exemples, comme le
"speckle
pinning" observé expérimentalement , la technique
des tavelures
obscures, ou le montage de tests de détection. La
dernière
partie de cette présentation tentera d’élargir la
description
du problème en considérant la distribution
conjointe de l’intensité

sur plusieurs pixels, et éventuellement celle de
l’intensité
intégrée.


mardi 30 mars 2004 à 10h30

Francois
FORGET

Institut
Pierre Simon Laplace

Les climats de la
planète Mars et l’histoire
de l’eau

RESUME :

De nos jours, le climat de la planète Mars est relativement
froid et sec, "hyper-continental". L’eau ne peut exister à
la surface
que sous forme de glace. Le système climatique
martien est
néanmoins relativement complexe, car la circulation
atmosphérique
est couplée avec trois cycles saisonniers très
particuliers
 : le cycle du CO2 (condensation/sublimation de l’atmosphère
de CO2
dans des calottes polaires de glace carbonique le cycle de la
poussière
(soulèvement, transport et dépôt des
poussières
qui obscurcissent l’atmosphère martienne et
contrôlent sa
structure thermique) et le cycle de l’eau (l’atmosphère
transporte
la vapeur d’eau entre les réservoirs polaires, permettant la
formation
de nombreux nuages, brumes, et givre).

Les indices géologiques observés à la
surface
de Mars par les sondes spatiales et la simulation numérique
du climat
nous indiquent que le climat martien a pu être
très différent
par le passé. D’une part, Il y a quelques millions, voire
quelques
milliers d’années, les fortes oscillations de l’orbite et de
l’obliquité
de Mars ont pu engendrer des variations climatiques
considérables,
avec probablement la formation de glaciers aux basses et moyennes
latitudes
et sous l’équateur, et, par endroit, la
possibilité de brèves
coulées de boue. D’autre part, il semble de plus en plus
probable
que dans un lointain passé, Mars a connu des
périodes où

l’eau liquide coulait à sa surface pour former des
rivières,
des lacs, et peut-être un océan.

Je ferai le point sur nos dernières connaissances sur ces
sujets,
avec en particulier la description de quelques résultats de
modélisation
et d’observations spatiales (Mars Express) auxquelles je suis
associé.



mardi 9 mars
2004 à 10h30

Jürgen
KLINGER

Laboratoire de
Planétologie de Grenoble

Les
comètes et leurs noyaux

RESUME :

Avant les missions Vega et Giotto vers la comète 1P/Halley,
l’existence d’un noyau solide à l’intérieur de la
coma des
comètes a été postulé sur
la base de données
indirectes (Whipple, 1950). L’étude des comètes
du groupe
de Kreutz et de la désintégration de la
comète Shoemaker-Levy
9 ont permis de situer la résistance à la rupture
des comètes
dans une fourchette de 102 à 104 Pa. Toutefois, en dehors
des cas
où la rupture d’une comète se produit

à cause d’un
champ gravitationnel intense, de nombreux cas de rupture de
comètes
ont été observés à des
distances héliocentriques
allant jusqu’à 9 U.A. Un exemple
célèbre est la comète
C/1975V1 (West) qui, en 1976 s’est brisée en au moins quatre
morceaux.
Plus récemment, la comète Hyakutake montrait des
condensations
dans la coma proche, condensations qui s’éloignaient dans la
direction
anti-solaire. Ces condensations ont été

interprétées
avec succès comme des mini-comae entourant des fragments
solides
d’une taille de quelque dizaines de mètres, c’est
à dire
d’une taille comparable à celle
préconisée par Weidenschilling
pour les cometésimaux à la fin de la
première phase
de formation des comètes.

Sur la base d’arguments sur la vitesse relative
d’accrétion des
particules qui forment la comète, Donn (1963)
déduit que
la limite supérieure de la densité moyenne des
noyaux de
comètes se situe autour de 0,5. Des valeurs similaires de
densité
ont été déduites à partir
de l’étude
des forces non-gravitationnelles qui s’appliquent au noyau de la
comète
de Halley (Rickman, 1986). Il est à signaler que les
satellites
"bergers" dans les anneaux de Saturne ont des densités
similaires.

Il est admis depuis les travaux de Whipple (1950) que le
principal constituant
des noyaux des comètes est la glace H2O.
Pour expliquer
le dégazage simultané de H2O
et de solides plus
volatiles tel que CO2 dans les
comètes, Delsemme et Swings
(1952) ont proposé que les gaz solidifiés
contenus dans les
comètes forment des clathrates hydrates. Il est à

signaler,
que l’existence de clathrates hydrates dans les comètes
impose des
contraintes sévères sur les pressions partielles
des constituants
et sur la température aussi bien pendant la formation que
pendant
la conservation de la comète à
l’échelle de l’âge
du système solaire. Les résultats de la campagne
d’observation
de la comète 1P/Halley ont favorisé un
modèle préconisé

par J. M. Greenberg. Dans ce modèle, les comètes
se seraient
formées à partir de grains interstellaires non
altérés.
La possible présence de glace amorphe a
été beaucoup
discutée ces dernières années. Des
modèles
récents d’évolution thermique des noyaux des
comètes
ont montré que la présence de glace amorphe
serait en mesure
d’expliquer un certain nombre de faits observationnels tel que
l’activité

erratique de la comète 29P/Schwassmann-Wachmann 1 et
l’augmentation
spontanée de l’éclat optique de la
comète 1P/Halley
à plus de 14 U.A. du Soleil.



mardi 3
février 2004 à

10h30

Henry Roy
McCRACKEN

IAP

What ultra-deep wide field
imaging can tell
us about the distant Universe : tracing mass and light at z 1 with deep
imaging and spectroscopic surveys

RESUME :

In my talk I will present a review of recent observations
aimed and
understanding the evolution of structures in the Universe from high
redshift
(z 3) to the present day. In particular I will outline the principal
results
from several very wide (>1deg2), deep
(IAB 24) imaging surveys
which I have been involved in, the Canada France Deep Fields Survey
(CFDF)
and the CFH12K-VIRMOS imaging surveys. I will also describe prospects
from
the recently-started 500-night Canada-France-Legacy survey, an
ambitious
program which will provide a SDSS-like survey of the universe at z 1.


mardi
20 janvier 2004 à 10h30

Cédric
DEFFAYET

IAP

Aspects de cosmologie
branaire

RESUME :

La physique théorique des hautes
énergies (et principalement
la théorie des supercordes, ou "théorie M") a
récemment
conduit a examiner des modèles où l’espace-temps
quadridimensionnel
usuel est vu comme une surface (appelée "brane")
plongée
dans un espace-temps plus grand. Ces modèles permettent
l’existence
de dimensions d’espace supplémentaires de tailles
macroscopiques
et prédisent également des modifications
caractéristiques
de l’interaction gravitationnelle. Je passerai en revue, pour un public
non spécialiste, certains aspects de ces modèles
en physique
des particules, astrophysique ainsi que, tout
particulièrement,
en cosmologie.


jeudi
8 janvier 2004 à 10h30

J.J.
KAVELARS

HIA-CADC,
Victoria, Canada

The
Canada-France-Hawaii-Telescope Legacy
Survey : A status report

RESUME :

CFHT-Legacy Survey is an ambitious optical observing project
aimed at
addressing some of the most current problems in optical astronomy : dark
matter, the equation of state of the universe and the formation of the
solar system. I will present a description of the process that lead to
the creation of the CFHT-LS project and the 3 components of the survey.
This will be followed by a more detailed description of the component
of
the survey specific to solar system formation : The discovery of objects
in the outer solar system.


mardi
16 décembre à 10h

Antonio
CABRERA-LAVERS

(Doctorant,
Institut d’Astrophysique des
Canaries)

Inner and Outer stellar
Galactic disc in the
Near Infrared.

RESUME :

We analyze the stellar content of the Galactic disc from NIR
star counts
and K/J-K colour-magnitude diagrams (CMD) by using 2MASS data. Results
for the stellar distribution of the disc claim for a warped and flared
outer disc, with no apparent cut-off (at least up to R=15 kpc) and an
inner
disc with a density distribution that does not follow an exponential
decay,
that might be reflecting the possible existence of an additional
component,
as a Galactic Bar. The vertical distribution of stars has been also
studied
from the CMDs in the direction of the Galactic poles, showing that a
single
exponential is not enough to reproduce the observed trend in the
density
due to the contribution of the thick disc component.


jeudi
4 décembre à 10h30

Arnaud
SIEBERT

(Steward
Observatory, Tucson)

Structure et formation de
la Voie Lactée :
le projet RAVE

RESUME :

Dans le cadre des modèles cosmologiques modernes,
les galaxies
telles que la Voie Lactée se sont formées par
l’agglomération
d’entités plus petites au cours du temps. Ce
phénomène
d’accrétion laisse dans le halo et le disque de notre
Galaxie des
traces qu’il est aujourd’hui possible de détecter tant dans
les
comptages profonds (SDSS et 2MASS) que dans les surveys
astrométriques.

Grâce à la disponibilité
récente de spectrométres
multi-fibres tels que le 6dF en Australie, il devient possible de
compléter
les survey astrométriques tels que Tycho-2 avec la dimension
manquante
 : la vitesse radiale. Je présenterai au cours de ce
séminaire
le projet RAVE (RAdial Velocity Experiment), ses objectifs ainsi que
les
différents aspects techniques rendant ce possible.


mardi
18 novembre à 10h30

Stéphane GUERIN

Laboratoire de Physique de l’Université de
Bourgogne -
Dijon

Contrôle de processus moléculaires par
impulsions laser
intenses : Transfert sélectif de population et alignement.

RESUME :

Nous développons des outils pour le
contrôle de processus
atomiques et moléculaires par impulsions laser intenses. Le
régime
adiabatique est considéré, pour lequel on peut
suivre et
prédire la dynamique par des trajectoires sur des surfaces
d’énergies
habillées en fonction des paramètres du champ.
Ces outils
permettent en particulier de concevoir les paramètres du
champ qui
induiront les transferts de population désirés.
Des applications
pour l’alignement et l’orientation des molécules seront
discutées.



mardi 4
novembre à 10h30

Jacky CRESSON

Universite de Franche-Comte, Laboratoire de
Mathematiques

Relativite d’echelle et applications : un bilan

RESUME :

L’exposé est une introduction à la
théorie de la
relativité d’échelle, précisant

à chaque fois
ce qu’il est possible de mettre en forme et de justifier
mathématiquement.

On donnera aussi les hypothèses qui permettent d’appliquer
la
relativité d’échelle à la
morphogénèse
des structures gravitationnelles, en particulier la formation des
systèmes
d’exoplanètes, avec une liste des différents
points qu’il
faut établir, et une discussion critique des travaux
existant sur
le sujet. On indiquera aussi ce qui est purement d’origine physique
dans
cette application, de la partie dynamique.



mardi 21
octobre 2003 à 14h00

Denis BURGARELLA

Laboratoire d’Astrophysique de Marseille

L’astronomie ultraviolette à
l’ère du satellite GALEX

RESUME :

Le satellite GALEX a été
lancé avec succès
le 28 avril 2003. Depuis lors, il a commencé a observer le
ciel
dans deux bandes ultraviolettes : l’ultraviolet lointain (150nm) et
l’ultraviolet
proche (250nm).Je presenterai les toutes premières images
obtenues
avec GALEX et focaliserai sur quelques objectifs liés
à mes
thèmes scientifiques (extinction, galaxies à
émission
Lyman alpha et morphologie des galaxies).


lundi
23 juin 2003 à 10h30

Devendra OJHA

Tata Institute of Fundamental Research, Mumbai, India

Far infrared study of Galactic star forming regions

ABSTRACT :

TIFR (Tata Institute of Fundamental Research) 100 cm far
infrared balloon-borne
telescope is being flown regularly to map Galactic star forming regions
in far infrared bands. The angular resolution of the maps is 1
arcmin.
The present photometer, based on two liquid 3He cooled Si bolometer
arrays,
has two trans-IRAS bands with effective wavelengths at 135 and 210
micron.
This makes it suitable for studying cold sources (T < 30 K).
Nearly
identical beams of the two bands of the photometer make the temperature
determination reliable.

Thus, in addition to the intensity maps in the two bands, we generate
reliable maps of the dust temperature and optical depth. The telescope
is flown from Hyderabad, India (lat. = 17.47 deg N, long. = 78.57 deg
E)
from where all of the northern sky and most of the southern sky is
available
for observations. Many Galactic star forming regions have been studied
using this telescope. Recently, as a part of the TIFR-Japan
collaboration,
a Japanese Fabry Perot Spectrometer (FPS) has been interfaced with the
TIFR 100 cm telescope. The FPS is tuned to the astrophysically
interesting
fine structure line of [C II] at 157.74 micron. [C II] line is one of
the
most dominant cooling lines in Photo Dissociated Regions (PDR’s),
especially
in low gas density PDRs.In this talk, I will describe the telescope and
give a sample of the far infrared photometric and spectroscopic results
obtained.


mardi
3 juin 2003 à 10h30

Mahmoud ADDOUCHE

Post Doctorant - Observatoire de
Besançon

RESUME :

Fort d’une constellation de 24 satellites couvrant la
totalité
du globe terrestre, le système GPS (Global Positioning
System) est
plus connu comme un outil de navigation qui renseigne les utilisateurs
de récepteurs GPS de leur position en trois dimensions sur
la surface
de la terre.

Les informations transmises par ces satellites comportent, en plus
de la position du satellite, le temps indiqué par l’horloge
de bord
à l’instant d’émission du message GPS.
L’exactitude de la
datation de cette instant conditionne directement la
précision de
la localisation de l’utilisateur d’un récepteur GPS. Cette
datation
(référence de bord) est indiquée par
rapport au temps
GPS et au Temps Universel Coordonné UTC (Universal Time
Coordinated).

C’est cette information de datation qui est exploitée pour
synchroniser
des horloges au sol en estimant l’écart de temps entre
l’horloge
de référence du récepteur GPS et celle
du satellite.
La justesse de cette estimation est liée à la
précision
avec laquelle est effectué le calcul des retards
inhérents
au trajet que le signal GPS traverse jusqu’au récepteur
(atmosphère,
câblage et retards internes au récepteur inclus).

Nous verrons au cours de ce séminaire les
différentes
techniques de comparaison par GPS utilisés
jusqu’à présent
à l’observatoire de Besançon. Les
améliorations que
l’utilisation d’une nouvelle génération de
récepteur
GPS, à savoir les GPS géodésiques,
permettrait d’obtenir
seront alors présentées suivies de
l’état d’avancement
des travaux engagés dans ce cadre.



 

 

mardi
27 mai 2003 à 10h30

David VIENNOT

Doctorant - Observatoire de
Besançon

Transport adiabatique et phases de Berry :

Application au contrôle quantique
cohérent passif

RESUME :

Le but de ce séminaire est de présenter
la théorie
du transport adiabatique et des phases de Berry en mécanique
quantique,vue
sous l’angle de leur application au contrôle d’atomes ou de
molécules
par des lasers intenses.

Après un rappel sur les méthodes
générales
de contrôle, on donnera un aperçu de la
théorie adiabatique,
en s’attachant autant que possible au sens physique. On
présentera
ensuite les avancées récentes faites à
l’Observatoire
dans ce domaine, particulièrement pour traiter le
problème
des croisements de valeurs propres. Après une
brève présentation
des travaux menés sur le modèle
mathématique associé

au problème, on expliquera comment appliquer cette
théorie
au contrôle et ses éventuelles applications en
physique quantique
et en astrophysique des milieux diluées.

Le problème du contrôle quantique
adiabatique se trouve
à la frontière entre plusieurs disciplines tant
physiques
(physique atomique et moléculaire, optique quantique,
théorie
des champs) que mathématiques (analyse fonctionnelle,
géométrie
différentielle, topologie algébrique), on
essaiera autant
que faire se peut de dégager dans cet exposé les
concepts
fondamentaux du contrôle adiabatique sans s’attacher aux
nombreux
détails techniques issus de toutes ses disciplines.



mardi 20
mai 2003 à 10h30

Peter WOLF

Observatoire de Paris

Molly et Albert : Tests de l’invariance de Lorentz

avec un résonateur micro-ondes.

RESUME :

La fréquence d’un résonateur
cryogénique à
Saphir est comparée à celle d’un maser
à hydrogène
afin d’obtenir des nouvelles limites sur une éventuelle
violation
de l’invariance de Lorentz.

Nous avons déterminé la variation de la
fréquence
du résonateur en fonction de son orientation (test de
Michelson-Morley)
et de sa vitesse (test de Kennedy-Thorndike) dans le repère
du rayonnement
3K cosmologique.

Nous obtenons des limites sur les paramètres
correspondants du
cadre théorique de Mansouri et Sexl qui
représentent une
amélioration d’un facteur 50 par rapport aux meilleures
mesures
précédentes.


mardi 13 mai 2003 à 10h30

Xavier DELFOSSE

Observatoire de Grenoble

Etoiles de très faible masse et naines
brunes du disque galactique
 :

Détermination de la fonction de masse.

RESUME :

La détermination de la fonction de masse pour la
toute fin de
la séquence principale et au delà (naines brunes)
est indispensable
a la fois pour contraindre les processus de formation stellaire (IMF)
ainsi
que pour connaître la part des ces objets dans le bilan
massif de
la Galaxie. Mais la fonction de masse n’est pas une donnée
observationnelle
brute, elle est le résultat de diverses manipulation entre
des comptages
stellaires et des relations fondamentales dont les plus importantes
sont
les relations masse-luminosité et les statistiques de
multiplicité.

Dans ce séminaire, état de nos connaissances sur
ces
divers éléments qui sont :

(1) La recherche de naines brunes dans le voisinage solaire
avec DENIS,
leur analyse spectroscopique et la construction de la fonction de
luminosité.

(2) Les études de système multiples
autour d’étoiles
de très faible masse et de naines brunes et les
déterminations
de la statistique de multiplicité et des relations
masse-luminosité.


mardi 6 mai 2003 à 10h30

Sébastien PICAUD

Doctorant à l’Observatoire
de Besançon

Etude en infrarouge proche des régions
centrales de la voie
lactée.

RESUME :

La forte extinction le long du plan Galactique rend difficile
l’étude
des différentes composantes stellaires cohabitant dans la
partie
centrale (les 4-5 premiers kiloparsecs) de notre Galaxie. L’utilisation
récente des relevés en infrarouge proche, moins
sensible
à l’extinction, facilite l’étude de la forme et
de la composition
des grandes structures présentées dans cette
région.

 
Deux travaux seront présentés
concernant l’étude en 3D de populations stellaires des
régions
centrales de la Voie Lactée, et ayant en commun la
comparaison de
simulations issues du modèle de la Galaxie de
Besançon avec
des comptages d’étoiles en infrarouge proche.

 

Le premier travail consiste
en l’étude d’une surdensité d’étoiles
dans une région
du disque mince : en comparant les simulations du modèle de
Besançon
avec des données CAIN (Observatoire du Teide, Tenerife) sur
plusieurs
champs sur et hors du plan Galactique entre les longitudes 15 et 45
degrés,
nous avons confirmé l’existence d’une surdensité
d’étoiles
étendue et confinée dans le plan. Cet
excès d’étoiles
pourrait témoigner de la présence d’une barre
fine dont l’extrémité

se trouverait à la longitude 27 degrés.

 
Le deuxième travail
consiste en l’étude du bulbe externe (également
appelé
barre dans la littérature) et du disque mince à
l’aide du
grand relevé DENIS. Grâce à une
méthode de Monte
Carlo que nous avons développée, les
paramètres de
densité (orientation, échelles de longueur,
densité

au centre, coupure) et du disque mince (échelles de longueur
du
disque et échelles de longueur de son trou central) ont pu
être
ajustés simultanément. Les premiers
résultats des
ajustements montrent un disque avec un trou central important, et un
bulbe
externe avec une forme allongée, un axe principal
pratiquement sur
le plan Galactique et faisant un angle de 10 degres avec la direction
soleil-Centre
Galactique.


mardi 8 avril 2003 à

10h30

Laurent CAMBRESY

Observatoire de Strasbourg

Nuages moléculaires : extinction,
structure et poussière

RESUME :

L’extinction par les grains de poussière a
révélé
l’existence des nuages moléculaires dès le
début du
20ème siècle. De nos jours, on les observe

également
grâce à l’émission radio des
molécules qui les
composent ainsi qu’au travers de l’émission thermique de la
poussière
dans l’infrarouge lointain et le sub-millimétrique. C’est la
comparaison
de ces diverses observables qui nous permet d’appréhender
les processus
physiques régissant ces objets dont la
géométrie tridimensionnelle
est complexe.

Montrer de quelle façon les données du
proche-infrarouge
conduisent à cartographier les nuages ainsi que les limites
de cette
approche. Voir ensuite les résultats sur la structure 3D des
nuages
et l’importance de la turbulence dans leur fragmentation.

Dans la seconde partie, présentation focalisée
sur les
variations des propriétés optiques des grains de
poussière.
Si ces variations sont attendues dans les régions denses,
nous verrons
qu’elles existent également dans des environnements plus
diffus
tels que les cirrus. Une analyse statistique du rougissement des
galaxies
dans l’ensemble les données 2MASS suggère
même des
variations à grande échelle de
l’emissivité de la
poussière dans notre Galaxie.


vendredi
7 mars 2003 à
10h30

Michaël FAIVRE

Doctorant à l’Observatoire
de Besançon

Etude de la physique d’une couche émissive
de la haute atmosphère
terrestre par imagerie infrarouge

RESUME :

C’est à la demande de l’ESO qu’un programme
d’observation et
d’étude de l’émission de la haute
atmosphère terrestre
dans le proche infrarouge a été entrepris

à l’Observatoire
de Besançon. Il s’agit de caractériser cette
émission
qui représente pour les astronomes observant dans le proche
infrarouge
une composante de fond de ciel très intense.

Le domaine spectral couvert par cette émission due aux
bandes
de vibration-rotation du radical OH*, s’étend de 700
à 3000
nanomètres. Le mécanisme de production est
constitué

par la réaction chimique entre l’ozone et
l’hydrogène atomique
qui a lieu dans la haute atmosphère entre 80 et 90 km
d’altitude.

L’émission apporte une composante importante aux objets
astronomiques
lointains et constitue également un traceur de la dynamique
de la
couche émissive. Par conséquent, le programme
entrepris présente
un double aspect astronomique et géophysique. A partir d’une
série
de clichés, des vues type satellite sont
calculées sur lesquelles
des systèmes d’ondes réguliers apparaissent.
L’analyse spectrale
appliquée aux mesures en temps et en espace des variations
d’intensité

OH donne les valeurs des paramètres d’onde horizontaux.
L’imagerie
stéréoscopique détermine avec deux
caméras
CCD l’amplitude en altitude du centre de gravité
photométrique.
Les mesures simultanées de la densité

atmosphérique par lidar sont
anticorrélées avec
l’intensité de l’émission. Les modèles
chimiques de
production de l’hydroxyle au cours de la nuit doivent donc
intégrer
les processus dynamiques au niveau de la
mésosphère : marées
diurnes, ondes de gravité.


mardi 25 février 2003 à 11h45

Philippe LAURENTet Patrick ALLARD

BNM-Syrte

La fontaine atomique mobile du BNM-Syrte

RESUME :



mercredi 15
janvier 2003 à 10h30

Claude LEFORESTIER

Laboratoire Structure et Dynamique des
Systèmes Moléculaires
et Solides (UMR 5636) Université Montpellier II

Ajustement d’un Potentiel Intermoléculaire
Flexible de l’Eau
d’après des Expériences de Spectroscopie en Jets
Moléculaires

RESUME :

Il n’existe pas actuellement de potentiel exible de
qualité spectroscopique
qui permette de décrire le dimère (H2O)2. Nous
avons ajusté
un tel potentiel, c’est-à -dire dépendant
explicitement des
12 degrés de liberté du dimère,
d’après les
résultats spectroscopiques infrarouges obtenus en jets
moléculaires.
Le dimère est décrit dans toute sa
dimensionalité

par des coordonnées de type collisionnel afin
d’accéder à
l’ensemble de l’espace de configuration 
echantillonné par
ce système non rigide. Les degrés de
liberté internes
des monomères (élongations et pliage) sont
traités 

dans l’approximation adiabatique, qui permet de découpler
les modes
rapides (intramonomères) de ceux lents
(intermonomères).
Cette approche adiabatique (6 + 6)d nous permet de reformuler les
calculs
dans un cadre equivalent au cas de monomères
rigides (calcul
à 6 dimensions) sur la surface de potentiel
adiabatique. On
montre que la flexibilité joue un rôle essentiel
si on veut
reproduire les résultats expérimentaux.



mardi 10
décembre 2002 à
10h30

François BOUCHY

Observatoire
de Genève

Détection et caractérisation
des exo-planètes
 : état des lieux et perspectives

RESUME :

Plus de 100 exo-planètes ont
été découvertes
par vélocimétrie depuis l’annonce de 51 Peg b en
1995.

Présentation du statut actuel de ces
détections et les
informations qu’elles nous donnent sur les processus de formation
planétaire.

Avec l’objectif d’atteindre 1 m/s de précision, le
projet HARPS
va permettre ces prochaines années la détection
d’exo-planètes
jusqu’à 5

masses terrestres, mais également la
détermination des
masses des exo-planètes détectées par
transits photométriques
avec COROT.



mardi 24
septembre 2002 à 10h30

Mathias SCHULTHEIS

Institut
d’Astrophysique de Paris

Populations stellaires dans le Bulbe Galactique

RESUME :

Je vais présenter de nouveaux résultats
sur les populations
stellaires de l’intérieur du Bulbe obtenus à

partir des données
ISOGAL. L’étude des populations stellaires est
limitée par
l’absorption interstellaire qui presente de fortes
inhomogénéités
(structures en filaments). Nous avons construit la première
carte
d’extinction haute résolution du Bulbe galactique en
utilisant des
données proches infrarouges de DENIS combinées
aux isochrones
de la population stellaire de la branche des géantes rouges
et de
la branche des géantes asymptotiques. Les spectres proches
infrarouges
obtenus par SOFI (ESO,NTT) couplés aux données
proches infrarouges
DENIS, aux données moyen infrarouges ISOGAL (7 et 15
µm) et

à notre connaissance de l’extinction
interstellaire constituent
un outil puissant pour séparer les population stellaires
à
l’intèrieur du Bulbe telles que les étoiles AGB,
les supergéantes,
les géantes M et les étoiles jeunes. En utilisant
des données
ISOGAL, je discuterai de la perte de masse des différentes
population
stellaires dans le Bulbe.

Les raies spectrales atomiques sont d’excellents indicateurs de la
métallicité. Par comparaison au voisinage
solaire, les étoiles
du Bulbe presentent une large dispersion dans la distribution de la
métallicité.
Cependant afin de faire des études quantitatives des
métallicités,
nous avons besoin de spectres synthétiques realistes
basés
sur de nouveaux modèles hydrostatiques
d’atmosphères des
géantes M incluants toutes les opacitiés
moléculaires
et les lignes atomiques. Je ferai un bilan de ces modèles
d’atmosphères.
Enfin, je discuterai des résultas des variables

à longue
période obtenus grâce aux programmes de
"microlensing" tels
que MACHO ou EROS.



mardi 18 juin
2002 à 10h30

Sylvie ROQUES

Observatoire
Midi-Pyrénée (Toulouse)

Analyse temps-fréquence : des concepts
mathématiques
jusqu’aux applications en astrophysique

RESUME :

Généralement, les approches
utilisées pour étudier
la richesse spectrale d’un signal reposent sur l’analyse de Fourier,
mais
celle-ci présente deux limitations essentielles. Tout
d’abord, elle
a une faible résolution (limitée par la
durée du signal),
et elle fait implicitement une hypothèse de
stationnarité

ou de régime permanent sur les données, ce qui
est conflictuel
avec l’idée de localisation temporelle
d’événements.
Par exemple, certaines variations peuvent présenter des
temps d’excitation
et d’amortissement finis, ne pouvant être
caractérisés
que par un déploiement de l’information sur des bases de
fonctions
adaptées, autres que les exponentielles complexes.
D’où l’idée
de l’analyse temps-fréquence, qui - comme son nom l’indique
- permet
de caractériser un signal conjointement en temps et en
fréquence,

à la manière par exemple d’un signal sonore qui
peut être
décrit par son écriture sur une portée
musicale.

Je présenterai l’historique et quelques fondements
mathématiques
de l’analyse temps-fréquence (transformée de
Gabor, transformée
en ondelettes et poursuite adaptée), le tout
illustré d’exemples
académiques. Cette première partie se veut
pédagogique.
Elle expose la notion générale de "projection
d’un signal
sur une base de fonctions", en s’attachant au point de vue de la
"lecture"
de la projection. Elle peut être utile aux

étudiants de DEA.

Dans une seconde partie, je présenterai des
applicatons à
l’astrophysique (par exemple, cosmologie : Archeops,
préparation
de Planck ou astérosismologie : campagnes WET) et
éventuellement
à l’observation de la Terre (comment l’analyse
temps-fréquence
participe à la recette en vol de SPOT5).

Si j’ai le temps (mais probablement hors séminaire)
je pourrai
également présenter le logiciel Guimauve
développé
au laboratoire d’astrophysique de Toulouse et accessible à
l’adresse
suivante : http://webast.ast.obs-mip.fr/people/fbracher/

Il s’agit d’un logiciel libre d’analyse temps-fréquence
fondé 

sur un principe de poursuite adaptée et
développé
à l’origine dans le cadre d’une collaboration avec le CNES.
Les
personnes intéressées par une
démonstration "personnalisée"
peuvent préparer une disquette avec leurs données
préférées.
Les contraintes pour l’instant sont les suivantes :

- échantillonnage régulier

- fichier ascii en colonne et sans en-tête

- données mises préalablement à
moyenne nulle

- pas plus de 10000 points, pour éviter de trop longs temps
de calcul (l’idéal est que le nombre de points soit une
puissance
de 2).



Jeudi 13 juin
2002 à 10h

Olivier MOUSIS

Université de Nantes

Origine et histoire de l’atmosphère de
Titan

RESUME :

L’effondrement hydrodynamique se produisant au terme de la
formation
de Saturne a entraîné la formation d’un disque
protosatellitaire
dans lequel les satellites réguliers ont pu se former
(Coradini
et al., 1995, Surveys in Geophysics, 16, 553). Dans
l’hypothèse
où la subnébuleuse de Saturne était
géométriquement
mince, le modèle turbulent utilisé,
dérivé

des travaux de Dubrulle (1993, Icarus, 106, 59), est moins dense que le
modèle de Prinn & Fegley (1981, Astrophys. J., 249,
308). De
ce fait, les conversions de CO en CH4 et de N2 en NH3 ont
été
inhibées dans la subnébuleuse, contrairement
à ce
qui est couramment considéré pour
interpréter la présence
du méthane dans l’atmosphère de Titan. C’est
pourquoi nous
avons élaboré un nouveau scénario de
la formation
de Titan, qui tient compte simultanément des contraintes
résultant
de la chimie de la subnébuleuse et des abondance de CH4, N2,
et
CH3D mesurées dans l’atmosphère du satellite.
Nous faisons
l’hypothèse que ces gaz proviennent initialement de la
vaporisation
des glaces originaires du nuage présolaire, qui s’effondra
et forma
le Soleil et son disque environnant. Par la suite, les valeurs
présolaires
des rapports CO/CH4 et N2/NH3 auraient été

conservées
dans la nébuleuse solaire. Lors du refroidissement de la
nébuleuse
primitive, les volatils auraient été
piégés
sous formes de clathrates d’hydrates dans les grains, puis dans les
planétésimaux
qu’ils formèrent. Les planétésimaux
hydratés
à l’origine de la formation de Titan seraient alors des
rescapés
de

l’effondrement hydrodynamique de la feeding zone de Saturne. Des
prédictions
du rapport Xe/C sont données pour l’atmosphère
actuelle de
Titan et pourront être comparées aux 
mesures qu’effectuera
la sonde Huygens de la mission Cassini, début 2005. Par
ailleurs,
en faisant l’hypothèse que le CH4 contenu dans
l’atmosphère
de Titan, continûment photolysé par les radiations
solaires,
est renouvelé par dégazage depuis
l’intérieur du satellite,
nous pouvons reproduire la quantité estimée de
CH4 atmosphérique
et son rapport D/H. La contrainte du rapport D/H dans le CH4
atmosphérique
de Titan nous permet alors d’évaluer l’abondance en
deutérium
des glaces de méthane du nuage présolaire.



Jeudi 23 mai
2002 à 14 h

David VIENNOT

Stagiaire DEA de Physique
Mathématique

Observatoire de Besançon

Phase quantique de Berry

RESUME :

La phase que l’on attribue a une fonction d’onde en mecanique
quantique
n’a en general pas de sens physique, on la fixe d’ailleurs de maniere
conventionnelle,
seule la phase relative entre deux etats etant mesurable. Mais en 1983
M.V. Berry a decouvert, dans le contexte d’une dynamique adiabatique
cyclique,
une phase ne pouvant etre eliminee par un choix de conventions et etant
de plus mesurable experimentalement. L’interpretation geometrique de
cette
phase fut ensuite donnee par le physicien-mathematicien anglais B.
Simon.
On se propose dans ce seminaire de faire une petite introduction de la
theorie de la phase de Berry. On insistera particulierement sur son
interpretation
physique en tant que pseudo-theorie de jauge electromagnetique, et
sur 
son interpretation mathematique en tant que holonomie d’un fibre
principal.
On terminera en donnant succinctement quelques exemples courants de
manifestations
de cette phase.



Jad SAALAOUI

doctorant à
l’
Observatoire de
Besançon

Transfert de temps et de
fréquence des références ultra-stable
par fibre optique

RESUME :

De nombreuses recherches ont été
effectuées sur les
techniques de transfert de temps et de fréquence, de signaux
de références
et de comparaison entre horloges.

Les premières techniques mises au point utilisaient des
liaisons par
câbles coaxiaux ou des liaisons en espace libre. Le transfert
de fréquence
par fibres optiques est le plus récent. Il est né
principalement
de la mise au point de la fibre optique et du laser
à semi-conducteur,
au début des années 70.

Il constitue une alternative qui offre de nombreux avantages : en terme
de
coût au niveau génie civil, faible poids et
encombrement, en
terme de perturbation, excellente isolation du signal et aucune
interférence
avec les circuits électroniques. Cependant la fibre est
sensible à 
son environnement mécanique (vibration) et thermique.

Un réseau de fibres optiques de qualité
métrologique
est installé entre les trois laboratoires Bisontins : le
Laboratoire
de Physique et Métrologie des Oscillateurs (LPMO), le
Laboratoire
de Chronométrie Electronique et
Piézoélectricité
(LCEP) et le Laboratoire d’Astrophysique de l’Observatoire de
Besançon
(LAOB). Ces trois laboratoires disposent de
références de temps
et de fréquence complémentaires : Un Maser

à hydrogène
au LCEP, des oscillateurs micro-ondes cryogéniques au LPMO
et des
horloges atomiques à jet de Césium au LAOB. De
plus ces dernières
horloges sont reliées au Temps Atomique Français
(T.A.(F))
et au Temps Atomique International (TAI).

L’objectif de travail est de partager ces meilleures
références
de fréquence dans les différents sites sans
dégrader
leur stabilité.

Nous avons caractérisé la stabilité de
ce lien optique
ainsi la mise au point d’un dispositif d’asservissement
électronique
permet de corriger des fluctuations lente de phase dues à la
fibre
optique, en mesurant le délai de trajet aller-retour dans
les fibres.

Ce système de contrôle sera
présenté au cours
de ce séminaire ainsi que l’état d’avancement des
travaux engagés
dans ce cadre.



Mercredi 24 avril 2002 à 14 h Bibliothèque

Rubens Freire

Observatoire de Strasbourg

De fil en aiguille ... des couches externes
stellaires au milieu

interstellaire et aux exoplanètes

RESUME :

Certaines régions des spectres stellaires
comportent des informations
multiples : stellaires, circumstellaires (CS) et interstellaires (IS).
Car,
ce que nous enregistrons dans un détecteur est le
résultat
des émissions de tous les milieux astrophysiques
situées
entre les étoiles et l’observateur.

En particulier, l’étude des
chromosphères stellaires conduit
tout naturellement à s’intéresser aux milieux CS
et IS, d’abord
à l’aspect restreint des abundances et ensuite à
la distribution
générale de matière et pourquoi pas
à la physique
sous-jacente.

Certaines méthodes de recherche
d’exoplanètes sont aussi
tributaires de nos connaissances sur l’activité
stellaire.besoin.


Jeudi 18 avril 2002 à 11h

Alessandro D.A.M. SPALLICCI

Professeur Associé
(Mathématiques appliquées)

Università del Sannio di Benevento (Italie)

Gravitation et Temps-Fréquence

RESUME :

Les activités de recherche et projets en
gravitation, Temps et
Fréquence, développées surtout

à l’Université
del Sannio di Benevento, le Centre Européen Recherches
Spatiales
et Technologiques à Noordwijk, le Département de
Physique
et Astronomie de l’Université de Leiden, sont
résumées.

Le séminaire se décompose en quatre
parties :

 
· 
Astrophysique théorique et relativiste, mécanique
céleste.

 
· 

Mathématiques
appliquées à l’astrophysique et analyse des
données
(ondes gravitationnelles).

 
· 
Cosmologie.

 
· 

Métrologie fondamentale temps et fréquence.

Ces activités sont liées aussi
à LISA (interféromètre
spatial pour les ondes gravitationnelles), ACES-PHARAO (horloges
atomiques
sur la Station Spatiale), GALILEO.



Jeudi 21
mars 2002 à 11h

Benoit REVENU

Post Doctorant, ATER

 Laboratoire de physique corpusculaire et
cosmologie du
Collège de France

Les rayons cosmiques d’énergie
extrême et l’Observatoire
Pierre Auger

RESUME :

Les rayons cosmiques d’énergies extrêmes
(au-delà
de 1019
eV) sont d’origine inconnue. A
cause de leur très faible flux (1/km2/siècle),
on ne connaît pratiquement rien d’eux, en particulier des
mécanismes
qui leur ont donné ces énergies. Seules des
expériences
mettant en jeu une grande surface de collection, et fournissant une
statistique
suffisante, permettront de progresser dans ce domaine
d’énergie.
L’observatoire Pierre Auger fait partie de ces expériences.
Le site
sud de cette expérience (en Argentine) doit être
finalisé

fin 2004. Il sera constitué de 1600 détecteurs de
surface
et de 4 détecteurs de fluorescence, pour une surface
couverte totale
de 3000 km2.
Depuis quelques mois, les
40 premiers détecteurs de surface sont d’ores et
déjà
installés ; ils couvrent environ 50 km2
et 30 d’entre eux sont pleinement opérationnels. Le premier
détecteur
de fluorescence est construit a 33 % (2 baies sur 6 prévues)
et
le second est en cours de réalisation. Ces deux techniques
de détection
font d’Auger le premier observatoire hybride au monde et les
premières
données ont été obtenues cet

été. L’intervenant
abordera les points suivants : la problématique des rayons
cosmiques,
la description de l’expérience et des données
(très)
préliminaires.



Jeudi 7
mars 2002 à 10h
30

Eric BOIS

Laboratoire L3AB (UMR 5804),
Responsable Equipe DNL - Observatoire
de Bordeaux

Laboratoire EPISTEME (EA 2971), Responsable
Equipe CSM
- Talence

L’étonnante dynamique des
planètes extra-solaires

RESUME :

Les observations actuelles de planètes extra-solaires
permettent
aujourd’hui de donner un sens à la recherche des conditions
de stabilité

dynamique des systèmes planétaires. De plus, la
connaissance
contemporaine des sys-tèmes dyna-miques permet d’envisager
ces recherches
selon une approche globale dans l’espace des paramètres,
approche
qualitative allant au-delà des aspects
métrologiques des
échantillons observés. En étudiant
ainsi les conditions
à la stabilité des systèmes
planétaires, nous
identifions les relations entre les données initiales et les
conditions
pour la stabilité ou le chaos. Nous présenterons
les premiers
résultats de ces recherches effectuées dans le
cadre d’un
programme franco-américain consistant
précisément
dans l’étude des conditions endogènes et
exogènes

à la stabilité des systèmes de
planètes extra-solaires.

Cette approche de la dynamique globale des systèmes
multi-planétaires
permet de distinguer, dans l’espace des paramètres, les
comportements
réguliers des comportements chaotiques. Dû au haut
régime
gravitationnel de ces systèmes planétaires
(simulés
dans des conditions génériques sur la base des
systèmes
observés jusqu’à présent, comme
Andromedae ou Gliese
876), le mouvement des planètes extra-solaires ouvre en
définitive
un nouveau laboratoire de dynamique où les
réflexes képlériens,
liés à notre Système solaire, sont mis

à mal.

En outre, ces recherches permettant de donner des contraintes
géométriques
et dynamiques sur les systèmes planétaires, elles
fournissent
du même coup des contraintes sur les possibilités
raisonnables
d’émergence et de croissance de la complexité
physico-chimique ;
celle-ci réclamant au bas mot des durées de vie
conséquentes
des systèmes planétaires et, semble-t-il, de
longues durées
de régime réguliers.


Mardi
5 mars 2002 à 10h
30

Fabien CASSE

Post Doctorant Institut 
Rijnhuizen Utrecht

Rayons cosmiques et champs magnétiques :
une étrange
interaction

RESUME :

Différents aspects de l’action des champs
magnétiques
sur les particules électriquement chargées dont
font partie
les rayons cosmiques seront présentés. En
particulier le
conférencier décrira comment l’action d’un champ
magnétique
turbulent permet de faire diffuser ces particules dans l’espace. Ce
phénomène
de diffusion spatiale est la pierre angulaire de toute

étude
portant sur l’accélération des rayons cosmiques
dans les
divers environnements spatiaux via l’accélération
de Fermi.
La présentation se terminera par la description d’une
méthode
nouvelle permettant de décrire ce
phénomène en couplant
une approche macroscopique (magnétohydrodynamique) et
microscopique
(théorie cinétique) des sources astrophysiques
émettrices
de ce genre de particules.


Mardi
26 f
évrier 
2002 à 11h

Roland BACON

Directeur de l’Observatoire de Lyon
Directeur de Recherche

Champ profond 3D et formation stellaire à
très grand
redshift :

vers un instrument de 2ème
génération pour
le VLT

RESUME :

Allier le potentiel de découverte de l’imagerie à
grand
champ et à haute résolution spatiale au pouvoir
sélectif
en longueur d’onde d’un spectrographe sera bientôt possible
grâce
aux progrès de la spectrographie intégrale de
champ et de
l’optique adaptative de 2ème
génération (MCAO). Je
présenterai le concept d’un tel instrument (MIFS) tel que
nous l’imaginons
dans le cadre de la 2ème génération
d’instrumentation
pour le VLT. Un tel instrument aurait un large champ d’applications
astrophysiques.
J’insisterai plus particulièrement sur son potentiel
exceptionnel
pour la détection d’objets très lointains

à raies
d’émission, trop faible par ailleurs pour être
détecté
avec les méthodes classiques d’imagerie à bande
large (type
Hubble Deep Field). Un champ très profond, 3D (x, y,
lambda), devrait
permettre de détecter et d’étudier la formation
stellaire
dans les galaxies jusqu’à z = 7


Mardi
29 janvier 2002 à
14h

Philippe PAILLOU

Observatoire de Bordeaux - UMR 5804

Télédétection radar
basse fréquence pour
l’imagerie de sub-surface :

Application aux zones désertiques et à

l’exploration
de Mars

RESUME :

Nous menons une étude expérimentale et
méthodologique
visant à déterminer les potentiels des
systèmes radars

à basse fréquence pour l’étude des
zones arides terrestres
et l’exploration de Mars. Cette étude est basée
sur la mise
en oeuvre conjointe de mesures in situ, de capteurs
aéroportés
expérimentaux, et d’imagerie radar orbitale sur des sites
tests
représentatifs : République de Djibouti dans
l’est africain,
dune du Pyla en Gironde, région de Bir Safsaf dans le sud de
l’Egypte.
Les mesures effectuées sur le terrain (rugosité,
GPR) et
en laboratoire (permittivité) paramètrent des
modèles

électromagnétiques pour quantifier les
performances des systèmes
radars et développer des méthodes d’inversion.
Ces travaux
contribuent à valider les apports des radars à
basse fréquence
pour l’étude des surfaces continentales arides et
semi-arides terrestres
(cartographie géologique, paléo-hydrologie,
archéologie),
et pour la définition et l’exploitation des futurs radars
d’exploration
de Mars (missions Mars Express et Netlander).

Comparaison entre une image visible LANDSAT-TM (gauche) et une image
radar
SIR-C (droite) de la région de Bir Safsaf dans le sud de
l’Egypte.
L’image radar révèle des structures recouvertes
par un à
deux mètres de sédiments sableux.



Mardi 20
novembre 2001 à

11h

Thierry COURVOISIER

professeur à
L’Université de Genève.

"AGN et Astrophysique des hautes énergies"

RESUME :

Les noyaux actifs de galaxies émettent à
toutes les énergies,
depuis les ondes radio jusqu’aux rayons gamma. Il est donc
nécessaire
de les observer sur tout le spectre pour comprendre la physique qui
leur
est attachée. On passera en revue les composantes de
l’émission
en insistant sur les domaines pour lesquels l’interprétation
physique
est encore peu stable. On se penchera sur l’émission
optique, UV
et sur l’émission X en particulier. L’utilisation de la
variabilité

des objets sera évoquée comme outil
d’investigation.

Le conférencier décrira également les
propriétés
de la mission INTEGRAL et le travail que fait le Centre de
Données
à Genève.



 

Mardi
30 octobre 2001 à
11h

Gilles HENRI

professeur à
L’Université Grenoble 1, Laboratoire

d’Astrophysique de l’Observatoire de Grenoble

Les phénomènes de
très haute énergie
dans les blazars et les objets

compacts galactiques.

RESUME :

Dès leur découverte, il est apparu
clairement que les
quasars étaient le siège d’une
libération énorme
d’énergie dont l’explication la plus plausible
était la présence
d’un trou noir supermassif agrégeant la matière
environnante.
La présence de jets relativistes, prévue
théoriquement
par Martin Rees dès 1966 à partir de
leur très
forte

variabilité, fut confirmée spectaculairement par
la découverte
des mouvements superluminiques en radio grâce à la
VLBI. Depuis
une décennie, le développement de satellites
gammas et de
télescopes Cerenkov au sol a permis de mettre en
évidence
dans un certains objets une émission gamma de
très haute
énergie, pouvant dépasser le

TeV. La encore, la variabilité très grande de
l’émission
gamma indique qu’elle est associée au jet relativiste.
Cependant
les mécanismes de formation des jets, la nature des
particules émettrices
et le transfert d’énergie entre accrétion et
émission
des jets restent encore très controversés. Nous
présenterons
les résultats d’un modèle unifié

développé
à Grenoble et faisant intervenir la création d’un
plasma
relativiste d’électrons-positrons pour expliquer ces
phénomènes.
Les candidats trous noirs galactiques ou "microquasars" pourraient
aussi
mus par les mêmes phénomènes en
modèle réduit.


Mardi
25 septembre 2001 à
10h30

Olivier Witasse

Post Doctorant à l’ESTEC

L’ionosphère de Mars
modélisée

RESUME :

Dans le contexte de l’étude comparative des
atmosphères
planétaires, les recherches de O. Witasse concernent
l’environnement
ionisé de Mars.

Il présentera l’intérêt de cette
activité,
l’état des connaissances et des modélisations de
l’ionosphère
de la planète rouge, depuis la surface de la
planète jusqu’à

sa limite supérieure (environ 500 km). Il parlera notamment
des
différentes sources d’ionisation : photons solaires entre
100 et
500 km d’altitude, météorites aux environs de 80
km, et enfin
rayons cosmiques aux altitudes inférieures. Il
montrera pourquoi
l’étude de la couche ionosphérique d’origine
météoritique
est importante pour le sondage du sous-sol martien par le radar Marsis
à bord de Mars-Express.


Mardi
19 juin 2001 à 11
h

Pascale Jablonka

Directeur de Recherche au DAEC

Observatoire de Paris Meudon

Population stellaire des bulbes de galaxies spirales,
le

long de la séquence de Hubble : quelles
informations pour

l’histoire de la formation des galaxies ?

RESUME :

Le point sera fait sur l’état de nos connaissances
concernant
la population stellaire des bulbes de galaxies spirales. On montrera en
quoi elle constitue un point stratégique pour comprendre la
formation
des galaxies. Il sera question des amas d’étoiles qui leur
sont
associés, et on abordera la question du lien entre amas
d’étoiles
et galaxies naines.


Mardi
22 mai 2001, à 11 heures

Philippe Keckhut, Physicien adjoint

Service d’aéronomie de 

l’Institut Pierre Simon Laplace

CNRS-Université Pierre et Marie
Curie-Université
Versailles/Saint Quentin

Surveillance de la moyenne atmosphère par
lidar :

diminution de l’ozone et augmentation des gaz à
effet de
serre

RESUME :

Depuis quelques temps la communauté scientifique a
réalisé
que l’étude du climat ne se limitait pas à
l’étude
des premières couches de l’atmosphère. La moyenne
atmosphère
tout comme les océans la biosphère et bien
d’autres sous-systèmes
est également un sujet d’intérêt
concernant le changement
atmosphérique et des réseaux
dédiés à

la surveillance ce sont mis en place.

La stratosphère joue un rôle particulier
du fait de l’existence
de la couche d’ozone qui nous protège des rayonnements UV
mais également
pour son rôle important dans les processus
photochimiques et
radiatifs associés à cette région.

Le lidar, ou le radar optique utilise l’une des
techniques les
plus récentes de sondage vertical de l’atmosphère
depuis
le sol et joue un rôle important grâce à
sa précision
et la gamme d’altitude sondées mais également du
fait de
l’étendue des échelles spatio-temporelles

accessibles. En effet, avec cet instrument on peut observer des
variations
allant de quelques minutes à quelques décennies
et verticalement
de quelques dizaines de mètres à quelques
dizaines de kilomètres.
Les mesures sol déployées dans le cadre des
réseaux
de surveillance de la stratosphère fournissent des
caractéristiques
très complémentaires aux mesures obtenues depuis
l’espace.
Ceci est d’autant plus important que la surveillance
atmosphérique
est très exigeante quant à la
continuité des mesures.
Les caractéristiques et la technique lidar seront
présentées.
Les performances et les possibilités offertes par ces
instruments
seront illustrées à partir d’exemples. Les
mesures obtenues
seront aussi replacées dans le contexte plus
spécifiques
de la surveillance atmosphérique et du
réseau international
de surveillance de la stratosphère (NDSC).



Mercredi 16
mai 2001 à 11 h

Jean-Claude Manderscheid, IUT de
Belfort Montbéliard

Eléments pour une
pédagogie d’enseignement supérieur
avec Internet


Mardi
15 mai 2001 à 10 h 30

Athena Coustenis, Directeur de Recherche

DESPA, Observatoire de Paris-Meudon

Titan par des observations récentes au sol
et de l’espace

RESUME :

Le
plus gros satellite de Saturne, Titan, est l’objet qui ressemble le
plus
à notre planète dans tout le Système
Solaire. Son
atmosphère est majoritairement constituée
d’azote. En se
combinant avec le méthane, qui existe sur Titan en
quantités
significative (2%), N2 donne lieu à

une chimie organique
complexe dans l’atmosphère, résultant
à la production
d’une kyrielle d’espèces tels des hydrocarbures et des
nitriles.
On trouve aussi un peu d’oxygène dans
l’atmosphère de Titan,
essentiellement sous forme de H2O, CO et CO2
gazeux.

Les
températures sont très faibles sur le satellite,
de l’ordre
de 180 K dans la stratosphère et 92 K à la
surface, grâce

à un effet de serre. La structure thermique est
marquée par
une inversion, comme sur Terre, vers 40 km d’altitude, où le
minimum
thermique est de 70 K.

La surface de Titan est
cachée dans
le visible sous une couche épaisse d’aérosols,
mais des images
et des spectres dans l’IR proche ont montré
récemment que
Titan a un hémisphère avant bien plus brillant
que le côté

arrière. De plus, une large zone équatoriale,
claire à
1, 1.6 et 2 micron, est localisée sur
l’hémisphère
avant. Il peut s’agir d’une étendue solide de glace
brillante, probablement
associée à un relief, entourée de lacs
d’hydrocarbures
et/ou de roches. Je discuterai les observations faites en spectroscopie
(ISAAC/VLT, FTS/CFHT) et en imagerie avec l’optique adaptative

(ADONIS/ESO,
PUEO/CFHT) et les résultats que nous avons obtenu.

Titan
a été
étudié par Voyager en 1980 et plus
récemment par le
satellite ISO qui nous a fourni une large somme
d’informations sur
l’atmosphère que je passerai en revue. La sonde Cassini/Huygens

va traverser l’atmosphère de Titan et se posera à
la surface
en 2004. On pourra alors se servir de toutes les informations acquises
depuis le sol pour mieux comprendre la formation de notre
Système
Solaire et les premiers stades de l’évolution de la vie sur
notre
planète .

 



Mardi 10 avril
2001, à 14 heures

Paolo Tanga, Laboratoire Cassini UMR 6529/ CNRS
Observatoire de la
Côte d’Azur

Dynamique des planétésimaux
dans les disques protoplanétaires
turbulents

RESUME :

The study of early stages of Solar System formation is based
upon some
dynamics. Nevertheless, solid particles distribution and accretion
properties
could be drastically affected by the presence of turbulence in the
gaseous
disk, over a fairly extended range of time and size scales. In
particular,
transport of small planetesimals (1 cm -1 m) in presence of vortices
will
be discussed, and it will be shown how coherent structures could play
an
important role in accretion processes, heavily affecting timescales of
the subsequent planetesimals growth, chemical mixing and radial
transport.


Lundi 8 Janvier 2001, 10h30

François Poulet, Observatoire de
Meudon, DESPA

Origine et Evolution du système d’anneaux
et de satellites
internes de Saturne

RESUME :

Les estimations de l’âge des anneaux permettent de
choisir entre
les deux scénarios de formation
généralement évoqués,

à savoir : formation primordiale avec la
planète ou
collision catastrophique récente. Plusieurs
arguments indépendants,
basés sur des processus dynamique,
électromagnétique
et météoritique, tendent à montrer que
le système
d’anneaux et des petits satellites internes est

âgé d’environ
100 millions d’années au plus. Cependant, les
scénarios
de formation pour expliquer une origine récente ont une
probabilité
extrêmement faible lors des 100 derniers millions
d’années.

 C’est dans
ce contexte que je me suis
attaché à contraindre la formation du
système anneaux/satellites

à partir des deux études suivantes :

 1) La
première repose sur l’étude
de surface des particules des anneaux. Le modèle
d’Hapke utilisé
en général pour l’étude des surfaces
d’objets du système
solaire, ne permet pas de reproduire les spectres d’objets
très
brillants tels les anneaux et certains satellites de Saturne. 

Je
présente ici un modèle récent
(Shkuratov et al. 1999)
qui a permis de déterminer pour la première fois
la composition
des anneaux à partir d’un spectre de 0,3 à 4,0
microns. 
La présence de molécules organiques tend
à favoriser
le scénario de destruction d’un corps
héliocentrique 

par effets de marée à la suite d’une rencontre
proche avec
Saturne. Les propriétés de surface des
particules en
terme de taille de grains, de rugosité, de
porosité, seront
également présentées à
partir de l’analyse
des courbes de phase obtenues avec le HST lors d’une campagne
d’observations
de 3 ans. Cette étude montre que la nature des
particules
est plus proche d’une balle de glace floconneuse qu’une balle de glace
dure.

 2) La
deuxième repose sur une
étude dynamique des interactions entre les satellites
internes de
Saturne et les anneaux. Les conséquences de la
stabilité
dynamique de certains satellites et de l’anneau F sur la
formation
des anneaux seront présentées et un nouveau
scénario
de formation des anneaux sera discuté. Cette

étude
révèle aussi qu’une cartographie dynamique
précise
de l’environnement proche de Saturne apparaît
nécessaire pour
mieux comprendre la dynamique de la zone proche de la limite de Roche
et
dans laquelle anneaux et satellites sont
mélangés.


Mardi
19 décembre 2000 à

11 h

Thierry Lasserre, (DAPNIA/SPP)
Actuellement  : Max Planck
Institut (Heidelberg)

 RESULTATS RECENTS d’EROS-2 SUR
LA MATIERE NOIRE GALACTIQUE

RESUME :

 La
première phase d’EROS - de
1990 à 1995 - avait permis de découvrir deux
candidats microlentilles
en direction du grand Nuage de Magellan (LMC) et d’exclure la
présence
d’objets de faible masse (sub-stellaires) dans le halo de notre
Galaxie.
Depuis 1996, une recherche plus

sensible a été entamée, et
elle se concentre
maintenant sur des astres de masse stellaire : EROS suit
continûment
plus de 30 millions d’étoiles des nuages de Magellan (LMC et
SMC).

 Je
présenterai les résultats
actuels de cette deuxième phase d’EROS. Ils concernent trois
années
de données et 30 millions d’étoiles, dont
5 dans le
SMC. Vu le faible nombre de candidats microlentilles
observés 

vers les Nuages de Magellan, on ne peut rendre compte de la courbe de

rotation de notre galaxie à l’aide d’astres compacts d’une
masse
inférieure à quelques masses solaires ; nous
exprimons donc
nos résultats sous forme de limite sur la composition du
halo galactique.
Je comparerai ces résultats à ceux
présentés
par l’expérience américaine MACHO.

 Ces deux
résultats sont
compatibles, même si les deux groupes les
interprètent différemment.
Je discuterai ces interprétations. La question centrale
aujourd’hui
reste celle de la localisation des astres responsables des
phénomènes
de microlentilles ; il faut noter à cet égard que
les

évènements vers le SMC sont tous deux dus
à des
"lentilles" situées dans le SMC.


Jeudi
14 décembre à 14
heures - Salle 201 B- UFR
Sciences de Besançon

O.Atabek, Laboratoire de Photophysique
Moléculaire du CNRS
Bat 213

Université Paris-Sud, Campus d’Orsay 91405
ORSAY CEDEX

 MECANISMES DE CONTROLE MOLECULAIRE PAR
LASERS IR ET UV

RESUME :

 Les lasers intenses
(10^13 W/cm²) induisent
dans les systèmes moléculaires des
modificationstrès
profondes des champs de force. Des mécanismes 

antagonistes
régissent alors la dynamique, soiten facilitant la
fragmentation
soit, au contraire, en la bloquant. En régime UV il s’agit
des mécanismes
d’abaissement de barrière (Bond Softening) ou de
piégeage
vibrationnel (Vibrational Trapping) et en IR de leurs
équivalents,
récemment mis en évidence dans le cadre d’une
synchronisation
entre le champ électromagnétique et les
mouvements vibrationnels
(Dynamical Dissociation Quenching). Le dosage respectif de ces
mécanismes,
par l’ajustement des paramètres du laser 
(fréquence,
intensité, phase), ouvre la voie a des scénarios
de contrôle
des taux de dissociation, des distributions cinétiques et
angulaires
des fragments, de l’alignement et/ou de l’orientation. 

L’interprétation
de quelques resultats expérimentaux sur le
système H²+,D²+est
en cours.


Jeudi
19 Octobre, 10h30

Peter Hammersley, Institut d’Astronomie des
Canaries

The Galactic Plane as seen from Tenerife

RESUME :

Studies of the Galactic plane, particularly in the IR , have
been undertaken
from Tenerife since the early 80’s. However, the TMGS was the
first
to cover a significant area, some 300 square degrees to a
limiting
magnitude of about 10 at K. This has been followed in the last three
years
by a JHK sampling survey which to date has covered some 600 positions
each
about 250 square arc minutes between l=0 and 160 and |b|<10.
This talk
will cover the surveys and some of the techniques developed
to analyse
the data (including the successful inversion of the
fundamental equation
of star counts).

 The results from the surveys, coupled with
those from DENIS,
MSX, IRAS, etc. are then used to look at the structure of our
Galaxy.
Moving from the outer disc through to the Galactic centre, it can be
seen
how the various components effect the star counts. For the
first
time a clear picture is emerging, not only on the outer disc 

(flare,
warps, etc.) but on the structures in the inner Galaxy.


Mardi
6 juin 2000, 11 heures

Nicolas Prantzos, IAP

Evolution des galaxies spirales


Mardi
25 avril 2000 à 11
heures

Caroline TERQUEM, IAP

Disques, planètes extra-solaires et
migration

RESUME :

Une fraction significative des planètes
extra-solaires détectées
à ce jour correspond à des objets qui orbitent
à des
distances relativement faibles de leur étoile parente. Ceci
suggère
que sous l’effet des interactions de marée avec le disque
environnant,
les protoplanètes migrent efficacement à travers
le disque.

Je présenterai des modèles de disques
protoplanétaires,
et décrirai les mécanismes de migration. Puis, je
discuterai
les mécanismes susceptibles d’arrêter la migration
d’une protoplanète
avant qu’elle ne rentre en collision avec son étoile
parente. Enfin,
je décrirai comment la migration des coeurs
planétaires affecte
la formation des planètes géantes.


Mardi
8 février 2000 à
10 h30

Erwan LASTENNET, Chercheur à

l’Institut Astronomique du
Queen College de Londres

Les systèmes binaires
détachés, du champ et
des amas ouverts, comme contraintes rigoureuses sur la
théorie de
l’évolution stellaire

RESUME :

La connaissance des paramètres physiques des
étoiles est
à la base de la modélisation des amas
d’étoiles et
des galaxies. Outre le Soleil, seul un petit nombre
d’étoiles binaires
constitue la principale source de données fondamentales
très
précises surla masse et le rayon. La température
effective
de ces étoiles est, en revanche, souvent moins bien connue
car elle
dépend fortement de la calibration utilisée pour
relier les
indices photométriques observés à la
température.
Je présenterai de nouvelles déterminations des
températures
effectives (simultanément avec la
métallicité, trop
souvent considérée, par défaut, comme
solaire) des
composantes individuelles de ces systèmes binaires,

à partir
de la photométrie synthétique des
modèles de Bâle.
Des comparaisons avec HIPPARCOS mettent en évidence la
qualité
de ces modèles pour des applications de
photométrie synthétique.
Je montrerai ensuite comment cette méthode de
détermination
simultanée a été également
appliquée

à quelques étoiles de la mission spatiale COROT
pour estimer
leur gravité, température effective et
métallicité.

Les binaires ont également un rôle majeur
à jouer
dans les tests de la théorie de l’évolution
stellaire. J’exposerai
quelques uns de ces tests permettant d’évaluer la
qualité

de quelques modèles d’évolution stellaire.
J’exposerai queques
uns de ces tests permettant d’évaluer la qualité
de quelques
modèles d’évolution stellaire couramment
utilisés,
à l’aide d’étoiles binaires du champ mais aussi
de l’amas
des Hyades, ainsi que les conséquences d’HIPPARCOS dans ce
dernier
cas.

Il est aussi beaucoup question de binaires lorqu’on regarde
dans la
direction de la galaxie d’Andromède (M31). En effet, dans le
cadre
de la recherche de matière noire, la plupart des
amplifications
de luminosité détectées, et qui
constituent dès
lors des candidats potentiels de microlentille gravitationnelle, sont
en
fait des étoiles variables,
céphéïdes, novae/supernovae,
ou encore binaires à éclipses.

J’exposerai donc également, dans ma
dernière partie, les
derniers développements concernant la recherche de
matière
noire de l’expérience AGAPE dans la direction de M31.


Mardi
21 décembre 1999 à
10 h30

Pierre KERN

Ingénieur de recherche

Laboratoire d’Astrophysique - Observatoire de Grenoble

L’optique adaptative : un outil incontournable pour
l’imagerie haute
résolution en astronomie

RESUME :

Les effets catastrophiques de la turbulence
atmosphérique ont
amené les astronomes depuis le milieu des années
80 à
considérer l’optique adaptative comme moyen de restauration
en tenps
réel des images obtenues au foyer des grands
télescopes.
Les premiers résultats ont été
suffisamment spectaculaires,
pour que ce type d’instrumentation devienne un sous-système
clé

de tous les nouveaux grands télescopes. Doté de
tels moyens,
ces grands télescopes peuvent désormais fournir
des images
limitées par la diffraction.


Mardi
31 août 1999 à 14
h

A. Tokovinine, Institut Steinberg (Moscou)

La statistique et la formation des étoiles
multiples

RESUME :

La formation des étoiles binaires et multiples est
une partie
intégrale de la formation stellaire et elle est encore mal
comprise.
Je vais montrer quels paramètres des orbites sont
liés à
leur formation et quel est le niveau actuel de la connaissance de leur
statistique.

La base de données sur les systèmes de
haute multiplicité

(triples, etc.) sera présentée. Elle sert d’une
source des
programmes des observations qui nous ont menés à
la découverte
de 50 nouveaux sous-systèmes spectroscopiques.

On commence à apercevoir certains aspects nouveaux
(orientation
des orbites relatives dans les triples, l’existence des
périodes
privilégiées, la connexion entre les binaires
sérées
et les systèmes triples) qui stimulent les travaux
théoriques.
Les programmes des observations à haute
résolution angulaire
liées aux étoiles multiples seront
présentés.


Mardi
15 juin 1999 à 10 h30

Pierre THOMANN, Chercheur à

l’Observatoire Cantonal de
Neuchâtel

La mesure précise du temps : horloges
atomiques et applications

RESUME :

Depuis la première horloge au césium
(1955), la stabilité
et l’exactitude des meilleures horloges atomiques a
progressé de
5 ordres de grandeur.

Une brève introduction à leur principe
de fonctionnement
permettra de discuter les aspects essentiels de leurs performances, et
de présenter quelques développements actuels, en
particulier
le refroidissement d’atomes par laser.

La seconde partie de l’exposé sera
consacrée à
des applications des horloges atomiques : physique fondamentale,
géophysique,
astronomie, et navigation.


Mardi
11 mai 1999 à 10 h 30

Daniel Egret

Directeur de l’Observatoire de Strasbourg

Le Centre de Données Astronomiques de
Strasbourg (CDS) :

vers une approche globale de l’information scientifique

Observatoire de Besançon - Bibliothèque

RESUME :

Les différents aspects du projet CDS seront
présentés
 :

  • les services développés par le CDS
    pour la communauté
    des astronomes (la base Simbad des objets astronomiques ; le service
    ViziR
    des catalogues et tables de données ; l’atlas interactif du
    ciel
    Aladin ; les services bibliographiques ; les pages jaunes) ;
  • la place que tient le CDS dans un environnement plus
    global, celui des
    ressources astronomiques en ligne (des archives des grands projets
    à
    la publication électronique).

Quelques exemples de scénarios d’utilisation seront
présentés.
Il sera démontré en quoi les
développements récents
préfigurent un nouvel environnement de travail pour le
scientifique,
mettant à portée de sa main l’ensemble des
données,
documentation et services d’information dont il peut avoir besoin.


Mardi 27 avril 1999 à 10 h

Daniel C. BOICE

Senior Research Scientist Southwest Research Institute San
Antonio,
Texas and National Astronomical Observatory, Tokyo, Japan

Gas-phase chemistry in the dusty environment of comet
Hale-Bopp

A multifluid, hydrodynamical model with photolytic and
gas-phase chemistry
is presented for the dusty gas flow in the inner coma of comet
Hale-Bopp.
Simulations are based on a spherically symmetric coma model with
detailed
chemistry and dust entrainment with fragmentation. The model can
account
for two sources of gas release : sublimation from surface ices and
release
of gas from dust in the coma. This permits a consistent study of the
importance
of each source for a variety of gas-phase species. The model is used to
probe changes with heliocentric distance within the coma, in
particular,
spatial distributions of C2, C3 and dust grains of various sizes, and
the
velocity and temperature structure, to understand the complex dynamics
and gas-phase chemistry that occur in comets. The parent molecules,
C2H2
and C2H6 can account for observed C2 profiles in comet Hale-Bopp at 4
AU,
may not be the complete picture. Dust and other likely parents (HC3N,
HC5N,
HC2n+1N) of C2 may also play a role in the varitions observed in the C2
profiles.


Vendredi
23 avril 1999 à 10 h

Daniel C. BOICE

DEEP SPACE 1 : a technology mission to an asteroid

Deep Space 1 (DS1), launched in october 1998, is NASA’s next
venture
into the solar system. DS1 will encounter an asteroid in July 1999.
Space
missions have made many astonishing and impressive discoveries, but
often
at great expense. Now NASA is charting a new course with the New
Millennium
Program, seeking to make space exploration less expensive yet even more
exciting. DS1, the first of the program’s flights, will test advanced
technologies
that are important for future affordable space science missions. These
include ion propulsion and a host of other exotic systems that
eventually
will allow NASA to launch many missions per year rather than merely a
few
per decade. This bold mission will take risks, so that future missions
do not have to. During its two-year journey, DS1 will visit asteroid
1992
KD (number 9969), small body Wilson-Harrington, and comet Borrelly,
performing
tests of its advanced science instruments during each encounter.
Conducting
science will prove that the technologies are compatible with the
demands
of future science missions and will ensure that this rare opportunity
to
encounter such a variety of fascinating solar system bodies during a
short
mission is fully exploited.


Mardi
20 avril 1999 à 10 h30

Patrick MICHEL, chercheur à

l’Observatoire de Turin (boursier
ESA)

Origine et évolution dynamique des
astéroides dans
le système solaire interne

RESUME :

Les intégrations numériques sur
plusieurs millions d’années
d’orbites d’astéroïdes qui croisent l’orbite de la
Terre (appelés
NEAs selon le nom anglais ``Near-Earth Asteroids’’), ainsi que le
développement
de méthodes semi-analytiques ont permis
d’améliorer notre
compréhension de la dynamique de cette population. Dans la
région
des planètes terrestres, nous avons montré que
les orbites
des NEAs ne sont pas seulement modifiées par les rencontres
mais
qu’elles peuvent aussi être affectées par les
résonances.
Les résonances de moyen mouvement avec les
planètes internes
et la résonance de Kozai fournissent des
mécanismes de protection
contre les rencontres proches. De plus, les résonances
séculaires
sont toutes présentes et celles mettant en jeu les
fréquences
propres des planètes internes s’avèrent

être des mécanismes
efficaces de transport à différentes
excentricités/inclinaisons
orbitales. Leur effet est fortement augmenté dans les zones

elles se recouvrent. L’étude des cratères
lunaires suggère
que le nombre de corps croisant les planètes reste constant
au cours
du temps. Or, nos études ont montré que le
maintien du nombre
observé des gros NEAs (10 de diamètre > 5
km) nécessiterait
des fréquences d’injections irréalistes de gros
corps de
la Ceinture Principale dans les résonances avec Jupiter.
Nous sommes
alors partis du fait que les astéroïdes de
diamère D>5
km qui croisent l’orbite de Mars sont 35 fois plus nombreux que ceux
qui
croisent l’orbite de la Terre. L’étude des

évolutions d’un
échantillon représentatif de petits corps
croiseurs de Mars
a montré qu’ils sont la source dominante des NEAs de
diamètre
D>5 km. La population des croiseurs de Mars pourrait,
à son tour,
être réapprovisionnée par les
astéroïdes
de la Ceinture Principale. L’origine des futurs corps susceptibles de
réapprovisionner
ces deux populations reste un problème ouvert. Ces nouveaux
résultats
vont maintenant permettre des études approfondies des temps
de vie
dynamique, des distributions orbitales et des probabilités
de collision
avec les plan&16/12/2003 egrave ;tes de ces populations en
complètant
ainsi notre connaissance des origines et évolutions de ces
petits
corps.


Jeudi 4
mars 1999 à 14 heures

Patrice Corporon

Université de Montreal, Canada

 

La binarité des étoiles Ae/Be
de Herbig :

vers une détermination des paramètres
stellaires

RESUME :

La multiplicité est une question fondamentale pour
l’Astrophysique
stellaire. Premièrement, les théories de
formation et d’évolution
des étoiles doivent rendre compte de la grande abondance des
systèmes
multiples. Deuxièmement, l’étude des

étoiles binaires
permet une détermination directe des paramètres
physiques
 : cette étape est indispensable pour valider les
modèles
stellaires. Nous avons mené, dans chaque
hémisphère,
la première recherche systématique de binaires
HAeBe. Deux
techniques complémentaires - imagerie avec Optique
Adaptative et
spectroscopie - ont été utilisées afin
de couvrir
un large domaine de période orbitale. Je
présenterai les
résultats concernant la fréquence de
binarité pour
les HAeBe et les types spectraux des compagnons, et discuterai la
présence
de disques de poussière et d’émission X dans ces
objets jeunes.
Les contraintes observationnelles pour les théories de
formation
des binaires seront résumées.

Parallèlement, nous avons mené une
étude approfondie
de TY CrA, l’unique système triple spectroscopique et
à éclipse
parmi les étoiles Ae/Be de Herbig. Nous avons
déduit les
paramètres orbitaux et déterminé pour
la première
fois la masse d’une étoile Ae/Be de Herbig. Je
présenterai
la modélisation dynamique de TY CrA qui explique le
sous-synchronisme
apparent de la primaire et montre comment les effets de
marée assurent
la stabilité du système
hiérarchisé. Afin d’accéder

à la masse des autres binaires spectroscopiques HAeBe, il
faut leverl’indétermination pour l’inclinaison de l’orbite. Pour ce
faire, j’ai débuté un programme d’observation de ces
systèmes en interférométrie à longue base dans l’infrarouge.
Certaines étoiles doubles ont ainsi été ésolues, permettant ainsi une détermination de leur
paramètres physiques. 

Mardi 24 novembre 1998 à 10 h 30

Etude des nuages d’extinction du voisinage solaire.

Jean-Luc Vergely
Observatoire de Strasbourg

Résumé :

La vision que nous avons de notre Galaxie et des galaxies extérieures est filtrée
par la présence du milieu interstellaire. Les phases les plus froides et les plus denses de ce milieu
constituent des zones de forte absorption qui contribue à déformer le continuum des
spectres stellaires. Un des objectifs principaux du travail pré est d’apporter des éléments
quantitatifs quant aux effets perturbateurs de l’extinction sur la détermination des couleurs ou
magnitudes intrinsèques des étoiles dont les parallaxes ont étés mesurés
par le satellite Hipparcos.

L’utilisation d’une méthode inverse a permi de déprojeter les données d’ extinction
afin de remonter aux fluctuations locales de l’opacité. La cartographie 3Dainsi obtenue est comparée
aux données en émission infra-rouge et corrélées avec les zones de formation d’étoiles.


09 Décembre 1997 à 10 h 30

De la théorie &agrave l’observation : la nature de la matière noire
galactique.

Eamonn Kerins
Observatoire de Strasbourg

Résumé :

Je présenterai les arguments en faveur de l’éxistence de matière
noire dans les halos galactiques. La théorie a propose plusieurs
candidats possibles au rôle de matière invisible, qui sont issus du
domaine de la physique corpusculaire (WIMPs) ou de celui de
l’astrophysique (MACHOs). Des expériences actuellement en cours éssaient
de détecter la matière noire dans notre Galaxie. Je discuterai les
derniers resultats des expériences de recherche de microlentilles
gravitationnelles, qui mettent en évidence les MACHOs, puis je
confronterai la théorie, les résultats de ces expériences et les
resultats les plus récents du HST.


Mercredi 2 avril 1997 à 10 h 30

Les marées et le mascaret

Jean-Paul PARISOT
Professeur
Observatoire et Université de Bordeaux

Résumé :

Le mascaret est un phénomène tout à fait exceptionnel qui
existait autrefois sur de nombreuses rivières de France et qui a
disparu en raison des aménagements importants des lits de
riviéres. Actuellement en France, il ne se produit que sur la Garonne
et sur la Dordogne. Les conditions de réalisation étant
très strictes (forte marée, rivière à gros
débit et estuaire très large) il ne se forme que durant les
grandes marées d’automne (coefficient > 100) . Une vague
importante (emmagasinant la presque totalité de la marée) et qui
peut atteindre 3 m de hauteur remonte alors la rivière sur plusieurs
dizaines de km.

L’exposé se compose de 3 parties :

  • Rappel sur la genèse des marées. Son évolution particuliére dans l’estuaire de la Gironde ;
  • quelques idées générales sur la propagation de la houle et des vagues ;
  • une explication simplifiée du mascaret et de son comportement.

Ce séminaire n’est pas du tout technique et il est "audible" par tout le
monde !

Mardi 18 juin 1996 à 10 h 30

Sursaut de formation d’étoiles
dans les galaxies spirales barrées

Thierry Contini
(Laboratoire d’Astrophysique de Toulouse,
Observatoire Midi-Pyrénées)

L’étude des sursauts de formation d’étoiles est
d’un intérêt capital, non seulement pour comprendre les
différents processus de formation stellaire, mais également
pour prédire l’évolution chimique et dynamique des galaxies,
et, dans un domaine plus large, pour contraindre les modèles
d’évolution stellaire.

Je présenterai les résultats d’une étude globale des
sursauts de formation d’étoiles, fondée sur des observations
multi-longueur d’ondes d’un échantillon de 144 galaxies spirales
barrées.

Lors de cet exposé, nous verrons tout d’abord que nos
critères de selection (Markarian + barre + IRAS) se sont
révélés très efficaces pour construire un é
chantillon
bien défini de galaxies à sursauts de formation d’étoiles
aux propriétés homogènes.

Grâce aux observations spectrophotométriques des galaxies,
nous avons localisé et identifié 199 sursauts de formation
d’étoiles pour lesquels nous avons estimé plusieurs
propriétés telles que leur taux de formation d’étoiles
et leur âge. La détermination de l’âge des sursauts,
paramètre indispensable pour étudier leur origine et leur

évolution, met en évidence une proportion importante de
galaxies dont le sursaut est très jeune (entre 3 et 6
millions d’années).

Je focaliserai la suite de mon exposé sur l’étude de ces
jeunes sursauts, à travers la découverte d’une nouvelle
galaxie de Wolf-Rayet, caractérisée par un sursaut dont la
fonction initiale de masse favorise nettement la formation des
étoiles massives. Je présenterai également les propriétés
des nuages moléculaires au centre des galaxies à très
jeunes sursauts.

Nous verrons finalement que la force de la barre est un
paramètre dynamique important dans le déclenchement des
sursauts de formation d’étoiles au centre des galaxies.


Mardi 7 mai 1996 à 10 h 30

ESO-Sculpteur, un nouveau sondage spectro-photométrique de galaxies faibles

Stéphane ARNOUTS

Mercredi 14 février 1996 à 10 h 30
Détection et étude du gaz ionisé dans les galaxies elliptiques

Henri PLANA
(Observatoire de Marseille)

Les galaxies elliptiques ne possèdent qu’une faible quantité
de gaz ionisé en comparaison des quantités observées dans les spirales. L’utilisation d’un Pérot-Fabry à balayage est parfaitement bien adaptée à l’étude du gaz ionisé dans les elliptiques : sa grande détectivité permet de mettre en évidence un signal faible au dessus d’un fort continuum stellaire, sa grande résolution spectrale (0.2 angströem) a permis de séparer plusieurs composantes, sa couverture 2D a permis d’avoir des cartes de vitesses et monochromatiques.

Ce travail regroupe 11 galaxies elliptiques et lenticulaires pour lesquelles
il a été possible de construire une carte de vitesses et une
carte monochromatique. L’élaboration de ces cartes a permis de
déterminer, à l’aide d’un modèle, les deux angles de vue (theta et phi) par rapport à l’observateur et les deux rapports d’axes (b/a et c/a) d’un ellipsoïde triaxial. Ces quatre paramètres sont nécessaires pour retrouver la forme intrinsèque de la galaxie elliptique dans l’espace.